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Encyclopédie collective / Série V / Yvon Durelle, un héros acadien

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Yvon Durelle, un héros acadien

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Yvon Durelle marchant sur la plage

Yvon Durelle, originaire de l’Acadie, fait ses premières armes dans le domaine de la boxe afin d’épater ses frères. Dès son premier combat, il se découvre un talent naturel qui le pousse à participer à des matchs de plus en plus importants.

Bientôt, les victoires se succèdent et lui permettent de se tailler une place dans le monde de la boxe. En 1958, il accède au championnat du monde où il espère détrôner le détenteur du titre tant convoité : Archie Moore. Malheureusement, l’arbitre concède la victoire à son adversaire, une décision encore controversée auprès de ses admirateurs.

À la suite de sa défaite, sa carrière bat de l’aile et il doit bientôt se résigner à prendre sa retraite. Il demeure toutefois une véritable idole pour tout le peuple acadien.

Yvon Durelle

Baie-Sainte-Anne, Nouveau-Brunswick

Yvon Durelle est né le 14 octobre 1929, à Baie-Sainte-Anne, au Nouveau-Brunswick. Il passe sa jeunesse, comme beaucoup d’autres de sa génération, sur un bateau de pêche plutôt que sur les bancs d’école. Dans ses temps libres, il se met à pratiquer la boxe et remporte quelques prix.

En 1948, sa carrière débute véritablement et il accumule les victoires, ce qui lui vaudra le surnom de « fighting fisherman ».
Après avoir récolté les honneurs lors du championnat des poids moyens, Yvon Durelle affronte des boxeurs de toute l’Amérique du Nord. Il se classe parmi les meilleurs au monde et on ne parle que de lui dans son Acadie natale.

Le 10 décembre 1958, il affronte Archie Moore pour le titre de champion du monde et sera vaincu. Même s’il continuera à livrer des combats par la suite, sa carrière ne connaîtra plus de moment fort. Toutefois, le souvenir de cette idole acadienne persiste encore chez les amateurs de sport acadiens.

L’Acadie

Baie-de-Fundy, Nouvelle-Écosse

Vers 1524, lors de ses voyages à travers l’Atlantique, l’explorateur Giovanni da Verrazzano découvre un territoire qu’il nomme « Arcadie ». La région désigne alors une partie des Maritimes, soit la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick.

Sous la domination française, elle accueille des colons catholiques qui exploitent le territoire hautement fertile qui leur est accordé. En 1713, le traité d’Utrecht cède cette région à la Grande-Bretagne, qui se débarrassera par la suite de ses habitants lors de ce que l’on appellera le « Grand Dérangement ».

Encore aujourd’hui, même s’il n’existe plus sur les cartes officielles, le territoire acadien est reconnu pour sa langue colorée et sa vitalité culturelle.

Les origines de la boxe

Gants suspendus

La boxe aurait été pratiquée sous une forme primaire pour la première fois chez les Égyptiens il y a plus de trois siècles. Toutefois, c’est en Grèce, au VIIe siècle av. J.-C., qu’elle gagne en popularité et devient une discipline olympique. Des lanières de cuir tenaient alors place de gants.

À Rome, chez les gladiateurs, l’issue du match était invariablement la mort de l’un des deux adversaires. La boxe moderne, quant à elle, apparut en Angleterre au XVIIe siècle. Elle consiste à déclarer vainqueur celui qui met son adversaire hors de combat.

La boxe au Québec

Boxer s'entraînant

Les premiers combats de boxe disputés au Canada se faisaient sans protection d’aucune sorte. Les poings nus des pugilistes s’abattaient durement sur le visage de leur rival. Le sport n’était régi par aucune règle officielle et certains combats pouvaient compter jusqu’à 40 rounds !

Dans la plupart des provinces du pays, ce sport extrême était interdit. Toutefois, il était assez rare que la police suspende un combat. Au Québec, les premiers rings apparurent vers 1820.

La boxe et l’opinion publique

Boxers s'affrontant dans le ring

Au XIXe siècle, la boxe était très mal vue par la religion catholique. On la considérait trop violente et contraire aux commandements de Dieu. Les boxeurs, souvent des repris de justice, avaient mauvaise réputation et étaient dédaignés par l’élite du peuple.

À cette époque, les combats avaient tout des batailles de ruelle, puisqu’on s’affrontait à mains nues et que tous les coups étaient permis. Si elle faisait face à une opinion publique défavorable, la boxe était néanmoins très populaire et attirait les foules.

Plus tard, on en fit un sport officiel et on instaura des réglementations, ce qui la rendit plus acceptable aux yeux des bien-pensants.

Les conséquences physiologiques de la boxe

Boxer saignant du nez

Si la boxe est aujourd’hui légale, elle n’en demeure pas moins ouvertement violente. Ainsi, dans ce sport, les blessures sont légion et les séquelles, parfois irréversibles chez les athlètes.

En fait, le but premier de la boxe est de mettre son adversaire hors de combat, le plus souvent en le rendant inconscient. Il va donc sans dire que les coups reçus sont d’une extrême violence et que casque et gants n’offrent qu’une minime protection. Plusieurs boxeurs sont d’ailleurs décédés des suites d’un combat, comme Danny Tuckey, en 1971, et Cleveland Denny, en 1980.

Il fut démontré, dans les années 80, que la majorité des boxeurs ayant fait carrière pendant environ 10 ans présentaient d’importantes séquelles physiques et mentales. Les lésions cérébrales ne sont pas rares, en raison de tous les coups reçus à la tête.

Au point de vue médical, le « knock-out », qui est fréquent à la fin d’un combat, consiste en une perte de conscience ou de graves étourdissements causés par une commotion cérébrale.

Ainsi, certains de ces sportifs terminent leur carrière en sombrant dans un état d’hébétude ou en souffrant d’incohérence ou de violentes migraines pour le reste de leurs jours.

La boxe aux Jeux olympiques

Deux boxers se battant dans un ring

Jadis présente parmi les disciplines olympiques de l’Antiquité grecque, la boxe n’a toutefois été admise aux Jeux modernes qu’en 1904. À cette époque, les États-Uniens étaient les seuls à pratiquer ce sport et à se présenter en compétition.

Plus tard, la discipline fut parfois bannie, selon les pays où se tenaient les combats et les lois en vigueur. Depuis 1984, la boxe fait partie intégrante des Jeux olympiques, alors que le casque de protection est devenu obligatoire et qu’elle est régie par de sévères règlements.

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