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Encyclopédie collective / Série V / Terre de géants

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Terre de géants

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Paysage de l'Ouest canadien

Lors de la conquête de l’Ouest, l’homme blanc, déterminé à chasser les Autochtones des terres qu’il désirait s’approprier, ne s’est pas gêné pour répandre le sang sur les plaines.

Vers la fin du XIXe siècle, alors que les Sioux et les Américains s’affrontent dans une lutte sans merci, le Canada devient une terre d’asile, un refuge pour Sitting Bull et les membres de sa tribu. Ils seront surpris par la générosité de certains habitants francophones.

Aujourd’hui, peu de Canadiens français peuplent les plaines de la Saskatchewan, mais ceux qui restent gardent le souvenir de ces temps difficiles.

Sitting Bull

Sitting Bull

Ta-tanka I-yotank, ou Sitting Bull, est un personnage éminent de l’histoire de la conquête de l’Ouest. Connu de tous et craint à travers l’Amérique du Nord, le chef sioux refuse catégoriquement de plier devant l’envahisseur blanc et se fait l’instigateur de nombreuses batailles.

Vers 1876, il trouve refuge au Canada, accompagné des derniers membres de sa tribu. Pendant de nombreuses années, il tente, sans succès, de convaincre les autorités d’établir une réserve amérindienne en Saskatchewan. Ayant peine à se nourrir, il retourne plutôt aux États-Unis, où il meurt en 1890.

Les Sioux

Agriculteur dans les plaines

Les Sioux, aussi appelés Dakotas, Nakodas ou Lakotas, selon les régions, peuplent le territoire américain depuis plus de mille ans. À cette époque, ils habitent certaines régions de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan et des États-Unis. La nation sioux est alors très organisée. Chacune des tribus et des villages qui en dépendent a son chef.

Avant qu’ils ne découvrent le cheval, les Sioux vivent de la chasse, de la pêche et de l’agriculture. Sur leurs montures, ils deviennent plutôt nomades, suivant de près les troupeaux de bisons, leur cible de choix. Comme la plupart des peuples amérindiens, les Dakotas, Nakodas et Lakotas doivent changer leur mode de vie de façon radicale à l’arrivée des Blancs.

Durant la Conquête de l’Ouest, les Sioux sont parmi ceux qui mènent le plus intense combat contre l’envahisseur américain. En effet, dès 1850, ces Amérindiens s’opposent farouchement à l’établissement de l’homme blanc, en attaquant systématiquement les colons et les bâtiments ennemis. Ne sachant plus que faire, les autorités leur promettent un territoire, leur assignent des réserves et tentent de leur inculquer un nouveau mode de vie.

On accorde également la citoyenneté américaine à ceux qui acceptent de renoncer à leur culture et de se faire fermiers. Les Sioux livrent leur plus importante bataille en 1876, mais sont ensuite contraints de s’exiler au Canada ou de se rendre aux autorités.

Les affrontements entre Américains et Amérindiens

Cow-boy à contre-jour, au lever du soleil

Au XIXe siècle, alors qu’ils souhaitent coloniser les terres de l’Ouest, les Américains trouvent d’indésirables habitants déjà établis sur le territoire : les Amérindiens.

Par le biais de traités, l’homme blanc s’approprie les terres les plus fertiles et concède aux « sauvages » celles qui sont incultivables. Ces derniers se révoltent et de nombreuses batailles ont lieu, tuant des milliers d’hommes des deux clans. Environ 90 000 Amérindiens sont alors déportés massivement vers le Kansas, le Nebraska et l’Oklahoma, créant d’autres tensions avec les tribus déjà établies.

En 1851, une importante rencontre, rassemblant Amérindiens et Américains, a lieu. On délimite un territoire et des frontières pour chacun en signant, encore une fois, un traité. Toutefois, peu habitués au concept de délimitation, les indigènes continuent de chasser où bon leur semble, déclenchant la colère des autorités.

Au fil de la progression de l’envahisseur, ils sont massacrés, arrêtés, déportés ou assimilés. Ceux qui acceptent de se conformer se voient attribuer les territoires les plus arides et meurent de faim. D’autres se réfugient plutôt au Canada.

L’Ouest canadien

Bétail dans un champ

L’Ouest canadien désigne la Colombie-Britannique, le Manitoba, la Saskatchewan, l’Alberta, ainsi qu’une partie du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest. En tout, sa superficie couvre près du tiers du pays, et la majorité de ses habitants sont anglophones.

Les régions de l’Ouest regorgent de grands espaces et sont idéales pour l’élevage de bétail. On y retrouve d’ailleurs de nombreux ranchs et terres agricoles. Autrefois peuplé par des Amérindiens, le territoire voit son paysage changer à l’arrivée des Blancs, au fil des guerres et pendant la célèbre ruée vers l’or.

La conquête de l’Ouest

Paysage du Wyoming

La conquête de l’Ouest inspira de nombreuses œuvres cinématographiques, mettant en vedette cow-boys et Amérindiens s’affrontant sans pitié. Si cette image est quelque peu caricaturale, elle n’en demeure pas moins le symbole d’une importante phase de l’Histoire.

La conquête de ce que l’on appelle communément le « Far West » débute aux États-Unis au XIXe siècle. Elle consiste à prendre par la force le territoire occupé par les Amérindiens et engendre de nombreux combats sanglants. Elle s’étend par la suite au Canada, désireux lui aussi d’occuper les territoires si convoités de l’ouest.

La vie dans les ranchs

Bétail marchant dans un champ

Au fur et à mesure que l’Ouest se développe, on voit apparaître des constructions destinées à l’élevage et à l’exploitation du bétail. On appelle ces installations des ranchs. Ceux-ci comprennent généralement une maison où vit la famille du propriétaire, un dortoir pour les employés et de très vastes terres où paissent les animaux.

Les cow-boys de l’époque avaient pour principales tâches de marquer les bêtes au fer rouge pour éviter qu’on ne les vole et de s’assurer de rassembler les troupeaux. Le bœuf était alors l’une des viandes les plus appréciées du marché nord-américain.

La ruée vers l’or

Chercheur d'or

Le phénomène de la ruée vers l’or trouve ses racines en Californie, région riche en gravier aurifère. Vers 1849, le minerai attire aux États-Unis des centaines de milliers de personnes avides de faire fortune. Au Canada, c’est plutôt vers la Colombie-Britannique et le Yukon, entre autres lors de la fameuse ruée vers l’or du Klondike, que l’on se précipite.

Dans les premiers temps, le métal précieux est récolté dans l’eau des rivières, que l’on filtre soigneusement à l’aide d’une batée, sorte de plat métallique. Plus tard, on doit recourir au forage, mais les conditions de travail sont difficiles et beaucoup décident plutôt d’abandonner leur quête de richesse.

La ruée vers l’or du Klondike

Pépite d'or

La ruée vers l’or du Klondike a mené bon nombre de chercheurs d’or vers l’ouest du Canada. Le 17 août 1896, quelques pépites sont découvertes dans l’un des affluents de la rivière Klondike, au Yukon. Ayant eu vent de la nouvelle, des prospecteurs amateurs se ruent littéralement sur tous les cours d’eau environnants.

La population ne cesse d’augmenter et on forme la ville de Dawson, alors la plus importante à l’ouest de Winnipeg. La fièvre prend fin en 1898, alors que des gisements plus importants sont découverts ailleurs au pays.

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