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Histoires oubliées

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Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

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Encyclopédie collective / Série III / Roc d’Or P.Q.

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Roc d’Or P.Q.

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Camion de construction

À l’ouverture de la Canadian Malartic Mines en Abitibi, les mineurs construisent leur maison sur les terres de la Couronne avoisinant le site de la mine. Ce regroupement de « squatteurs » forme la ville de Roc d’Or, aussi rebaptisée « putainville ».

Afin de pallier le dédoublement urbain, le gouvernement duplessiste légifère et décide d’expulser tous les résidants vers la nouvelle municipalité de Malartic. Certains mineurs y transporteront leur demeure. D’autres, moins chanceux, verront leurs bâtiments détruits par les grues mécaniques.

Roc d’Or

Roc d'or

Il n’est pas évident de loger des milliers de personnes du jour au lendemain. En 1935, à l’ouverture de la Canadian Malartic Mines en Abitibi, la compagnie offrit des couchettes aux travailleurs célibataires. Quant aux autres, ils construisirent leur demeure aux environs de la mine, sur les terres de la Couronne, et formèrent rapidement ce qu’on allait appeler la ville de Roc d’Or.

Ces « squatteurs » espéraient faire reconnaître leurs droits de propriété. Cependant, le gouvernement ne pouvait installer les services essentiels, comme l’eau et l’électricité, étant donné qu’il n’y avait jamais eu de plan d’urbanisme et que les maisons étaient parsemées ici et là. Il créa donc la ville de Malartic et expulsa tous les habitants de Roc d’Or.

Même si l’endroit avait mérité le surnom de « putainville » en raison des nombreuses maisons closes qui s’y trouvaient, plusieurs habitants s’obstinèrent et ne voulurent pas partir. Finalement, les réticents, ou les gens trop pauvres pour faire déplacer leur maison, virent leur demeure passer sous les bouteurs. Une forêt recouvre désormais ce qui fut autrefois la ville de Roc d’Or.

L’or

Statue d'un mineur

L'or est un métal très convoité car il est malléable, conductible et il résiste très bien à la corrosion. S'il est fort utile en joaillerie, en dentisterie et en électronique, il constitue aussi un actif financier important. Lorsque l'or n'est pas tout à fait pur, il est appelé alliage d’or. À titre d'exemple, un or de 18 carats contient 75 % de métal précieux.

La faille minéralogique de Cadillac

Camion de construction

La faille minéralogique de Cadillac est une fissure de 100 kilomètres dans l’écorce terrestre, qui s’étend de l’Ontario jusqu’en Abitibi. Elle a donné naissance à une multitude de gisements miniers, regroupés en deux secteurs. Les mines de Rouyn-Noranda, où l’on retrouve du cuivre, de l’argent et de l’or, sont polymétalliques. Celles de la vallée de l’or, à Val d’Or, Malartic et Cadillac, sont, pour leur part, monométalliques.

Les mines d’or de l’Abitibi

Mine Sigma

D’anciennes mines d’or parsèment le paysage de la région abitibienne. De la soixantaine en activité depuis 1926, il n’en reste aujourd’hui qu’une dizaine. La durée de vie moyenne d’un gisement minier est de 15 ans. Les deux tiers de l’or québécois, approximativement, sont extraits en Abitibi, surtout dans la partie sud, avec 10 des 15 mines opérationnelles.

Malartic

Malartic

La ville de Malartic compte environ 3 700 habitants. Dans les années 40, cette petite municipalité possédait à elle seule sept mines d’or en opération. Encore aujourd'hui, Malartic est marquée du sceau de son activité minière. Pendant la saison estivale, les curieux peuvent visiter le Musée minéralogique expliquant la géologie de l’Abitibi-Témiscamingue.

Complément d’information

L’Abitibi-Témiscamingue

Carte de Rouyn-Noranda

C’est en 1898 que l’Abitibi fut annexée à la province de Québec, et les premiers colons vinrent s’y installer en 1912. Aujourd’hui, l'Abitibi-Témiscamingue compte 146 000 habitants.

Son territoire occupe un peu plus de 4 % de l’ensemble de la province et s’étale sur 65 000 km2, soit l’équivalent de la superficie du Sri Lanka. La densité de sa population est de 2,2 personnes par km2.

L’exploitation tant forestière que minière est fort importante en Abitibi-Témiscamingue, mais on y pratique aussi l’agriculture. Une très grande portion du territoire (85 %) est recouverte de forêts, et on dénombre 19 621 lacs de plus de 6 hectares, dans cette seule région de la province.

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