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Histoires oubliées

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Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

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Encyclopédie collective / Série IV / Marie Mystère

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Marie Mystère

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Lac Témiscouata

Au début du XXe siècle, à Notre-Dame-du-Lac, dans le Témiscouata, arrive une femme aussi mystérieuse que surprenante : Marie Blanc Charlier. Née sur un bateau en Martinique, cette femme allait faire jaser les gens du village, même quelque cinquante ans après sa mort.

Qu’elle ait été l’amante, l’amoureuse ou l’infirmière de William D. Bishop Jr., dont la famille avait fait fortune dans les chemins de fer, elle n’en passait pas moins ses étés dans une demeure que le riche Américain avait fait construire pour l’y retrouver.

Maintenant devenue l’Auberge Marie Blanc, la maison recèle encore une part du mystère qui n’a jamais cessé de planer au-dessus de leur histoire.

Le Gray Lodge

Auberge Marie Blanc (Gray Lodge)

C’est en 1905 que William D. Bishop Jr. fait construire le Gray Lodge à Notre-Dame-du-Lac, lieu de villégiature témiscouatain où l’élite, tant canadienne qu’américaine, se retrouve pour chasser et pêcher.

Bâti aux abords du chemin de fer afin que son propriétaire puisse s’y rendre malgré son infirmité, le pavillon de chasse a vu le couple y séjourner durant les périodes estivales.

C’est en 1910 qu’a lieu la rupture entre William D. Bishop Jr. et Marie Blanc qui, suite à des poursuites judiciaires, obtient une rente viagère et les titres de propriété de la maison. Elle y résidera quelques mois par année jusqu’en 1949.

La ligne ferroviaire du Témiscouata

Auberge Marie Blanc (Gray Lodge)

En 1888, avec l’avènement d’une ligne ferroviaire qui relie Edmundston à Rivière-du-Loup, le tourisme s’accroît dans la région du Témiscouata.

D’abord nécessaire pour transporter les marchandises, le chemin de fer vise aussi à séduire une clientèle touristique aisée, les pêcheurs sportifs et les amants de la nature, comme l’indique le slogan The Sportman’s Route (La route des sportifs) peint à même les wagons.

De la même façon, William D. Bishop Jr., né d’une famille ayant fait fortune dans les chemins de fer, possède son propre wagon de train qui le mène des États-Unis à Notre-Dame-du-Lac, où il passe ses étés.

Le transport ferroviaire et le développement du Canada

Chemin de fer

Le transport ferroviaire a joué un rôle crucial dans le développement du Canada et, d’un point de vue politique, son essor a même favorisé la confédération des diverses provinces.

En raison de la vastitude du territoire, une plus grande accessibilité aux différentes régions facilitait les échanges de biens et de services, réduisait l’isolement d’une population qui pouvait désormais circuler plus aisément, fournissait de l’emploi, générait de la richesse et favorisait la création des villes, et de leurs infrastructures.

Aussi, l’ouverture au reste de l’Amérique, rendue possible par un réseau en expansion, popularise le tourisme et augmente la perméabilité culturelle.

Le mystère du Gray Lodge

Femme marchant sur le terrain de l'Auberge Marie Blanc (Gray Lodge)

Si l’histoire de Marie Blanc Charlier est auréolée de mystère, celle de la construction du pavillon de chasse où elle retrouvait William D. Bishop Jr. ne l’est pas moins.

Bien que l’on ne puisse prouver une fois pour toutes la véracité de certaines affirmations, des indices portent à croire que le Gray Lodge, bâti à Notre-Dame-du-Lac en 1905, aurait été dessiné par un architecte américain.

Plusieurs affirment que ce serait Frank Lloyd Wright qui aurait fait les plans de la maison. D’ailleurs, on surnommait celui-ci le Gray Wolf. D’autres suggèrent plutôt le nom de Stanford White, prédécesseur de Wright.

Au mystère qui entoure et le personnage de Marie Blanc et les détails exacts qui jalonnent sa vie vient se superposer l’énigmatique origine du Gray Lodge.

Si l’on ne peut faire autrement que de spéculer sur les informations qui se sont rendues jusqu’à nous, il n’en demeure pas moins que les zones floues qui perdurent, à défaut de permettre la certitude, sont de celles qui fabriquent les mythes.

Frank Lloyd Wright

Frank Lloyd Wright

Né au Wisconsin en 1867, Frank Lloyd Wright est reconnu comme le plus grand architecte de l’histoire américaine. Devenu l’objet d’unvéritable culte, on lui doit le concept d’architecture organique.

Au fil de sa longue et fructueuse carrière, il a dessiné plus d’un millier d’édifices, dont le Fallingwater et le musée Guggenheim. Il a aussi créé des meubles et des accessoires, écrit une vingtaine de livres et mis sur pied une école d’architecture dans le désert de l’Arizona. Il meurt en 1959, laissant derrière lui une œuvre majeure.

Bien que la carrière de Frank Lloyd Wright se soit échelonnée sur quelque 70 ans et que son style ait évolué avec le temps, il est néanmoins possible de dégager des caractéristiques propres à son approche architecturale.

Wright développe le concept d’architecture organique, qui se définit non pas par une imitation de la nature, mais bien plutôt par un respect des matériaux ainsi qu'une volonté d’intégrer les constructions humaines et l’environnement en un tout harmonieux.

C’est le cas de Fallingwater, une de ses créations les plus connues, qui est construite à même une chute.

Ses œuvres :


  • Robie House (Chicago, 1909, chef d’œuvre d’inspiration « Prairie Style »
  • Sa propre maison à Oak Park, Illinois
  • Le Unity Temple (église à Oak Park)
  • Musée Guggenheim (New York, dernière œuvre de l’architecte, monument officiel du patrimoine architectural new-yorkais)
  • Fallingwater (Mill Run, Pennsylvanie (1936), maison la plus connue aux Etats-Unis après la Maison-Blanche, avec une chute intégrée à même la maison)
  • Siège social de Johnson Wax (Racine, Wisconsin)
  • Usonian (type de maisons abordables destinées à la classe moyenne américaine. Wright appelait les É.-U. Usonia)
  • Taliesin West (Scottsdale, Arizona, sa dernière maison qui abritera ensuite la Frank Lloyd Wright Foundation et son école un peu particulière où étudient une trentaine d’élèves, dans le désert)
  • Imperial Hotel (Tokyo)

Stanford White

Stanford White

Né en 1853, Stanford White a eu une vie passablement mouvementée. Il fut d’ailleurs assassiné par un mari jaloux en 1906, dans un édifice qu’il avait lui-même dessiné, le deuxième Madison Square Garden. Un film de Milos Forman, Ragtime, s’inspire de son histoire.

À partir de 1879, il se joint à la firme McKim, Mead and White, dont l’influence aura des répercussions considérables sur l’architecture américaine.

On lui doit plusieurs luxueuses résidences new-yorkaises, comme celle des Vanderbilt, et des édifices prestigieux, dont le New York Herald Building (1894), le Washington Arch (1889) et le Century Club.

Ses œuvres :


  • Trinity Church (Boston)
  • Boston Public Library
  • Madison Square Garden (le deuxième,1890)
  • Madison Square Presbytarian Church
  • New York Herald Building (1894)
  • Washington Arch (encore là aujourd’hui, 1889)
  • Century Club (encore là aujourd’hui)
  • Columbia University Library

Le Shingle Style

Rivière Restigouche

Cette approche architecturale est principalement utilisée pour bâtir les résidences secondaires de la bourgeoisie de la Nouvelle-Angleterre, à la fin du XIXe siècle. Elle se concentre sur l’utilisation d’un matériau spécifique, le bardeau.

Bien que le style définissant les constructions prenne ses distances par rapport au faste de l’ornementation victorienne, les réalisations associées à ce mouvement revêtent des formes si diverses qu’il est parfois difficile d’en dégager des traits communs.

On retrouve aussi certaines de ces habitations au Québec, où la firme dirigée par White a dessiné des pavillons de villégiature en bordure de la rivière Restigouche.

Jacques Folch-Ribas

Jacques Folch-Ribas

L’écrivain Jacques Folch-Ribas a écrit un roman à partir de l’histoire de Marie Blanc Charlier. Intitulé Marie Blanc et publié aux Éditions Robert Laffont, la fiction s’inspire des faits historiques que l’auteur a colligés au fil de ses recherches.

Architecte de formation, Jacques Folch-Ribas a aussi fouillé la question du Gray Lodge. Selon lui, l’hypothèse voulant que le pavillon ait été construit par Frank Lloyd Wright est la plus plausible mais, comme il le mentionne, les archives du célèbre architecte ayant brûlé, il est désormais impossible de la confirmer définitivement.

La piste cyclable du Petit Témis

Cyclistes

Suivant l’ancien tracé du chemin de fer reliant Rivière-du-Loup (QC) et Edmunston (N.-B.), la piste cyclable du Petit Témis passe devant l’Auberge Marie Blanc à Notre-Dame-du-Lac. Elle s’étend sur 134 kilomètres et longe le lac Témiscouata.

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