Activer l'ambiance

À visiter

Coffrets DVD

Avide de connaissances ? Jetez un œil aux DVD thématiques.

4
DVD

Maux et épidémies
Coffret de 4 DVD
(+ détails) 29,99 $

Histoires oubliées

http://www.histoiresoubliees.ca

Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

Vous consultez :  
Encyclopédie collective / Série IV / Les Pères de la Côte

Rechercher

Vous aimez ce texte ?

Jetez un coup d'oeil à l'émission

Les Pères de la Côte

Visionner la bande annonce Accéder à l'encyclopédie Acheter ou louer


Maison de bois

C’est en 1903 que les eudistes quittèrent une France de plus en plus anticléricale pour venir poursuivre leur mission religieuse en sol canadien.

Dès leur arrivée, une douzaine de pères furent dépêchés sur la Côte-Nord, prenant le relais des oblats dans ce pays plus grand que nature, cette terre sauvage aussi splendide que rude.

Au fil des ans, les eudistes y jouèrent un rôle important, parsemant d’églises, d’écoles et de dispensaires les quelque 1 280 kilomètres de côte, mais aussi intercédant auprès des autorités pour favoriser le développement des infrastructures nécessaires à la région.

Si les eudistes craignent maintenant de voir leur communauté s’éteindre, la Côte-Nord, elle, en gardera le souvenir puisque leur nom fut donné à un des lacs où la rivière Manitou prend sa source. Ainsi, leur mémoire continuera d’irriguer les vastes terres nord-côtières.

Napoléon-Alexandre Labrie

Paysage de la Côte-Nord

Mgr Labrie fut le premier évêque du diocèse du Golfe Saint-Laurent. Ce missionnaire, membre de la communauté des eudistes, passa à l’histoire entre autres pour ses courageuses prises de position envers les orientations commerciales des grandes industries opérant sur la Côte-Nord.

Il les accusa de manquer de psychologie, dénonça la création de « villes fermées » et critiqua le trop petit nombre d’ingénieurs forestiers adéquatement formés.

Lorsque Hydro-Québec décida d’ériger son tout premier barrage, c'est-à-dire celui de la rivière Bersimis, une petite ville de travailleurs fut aménagée non loin du chantier.

Mgr Labrie participa à sa fondation. On la nomma ensuite Labrieville, en l’honneur de ce pionnier de la Côte-Nord qui fut aussi un écologiste avant la lettre. Le village fut démantelé en 1974, pour être en partie transféré à Forestville.

Complément d’information

La Côte-Nord

Récolte de minerai

La Côte-Nord est une région immense et très peu densément peuplée. En fait, un peu moins de 100 000 personnes se partagent un territoire de 300 000 kilomètres carrés, soit 20 % de la superficie totale du Québec.

Les mines, les forêts, la pêche et le potentiel hydraulique des rivières y ont attiré les industries. Plus d’une douzaine de grandes centrales hydroélectriques sont en fonction sur le territoire, produisant au total 9 505 MW.

Plusieurs petites centrales privées font aussi partie du paysage et, avec la relance des projets hydroélectriques, voilà que la rivière Magpie est maintenant offerte en pâture aux promoteurs.

Ainsi, les industriels affrontent les amants de la nature sur un terrain qui semble impossible à partager, les visées des deux groupes étant irréconciliables.

La rivière Manitou

Chutes Manitou

La rivière Manitou prend sa source dans le lac des Eudistes, qui doit son nom à la communauté religieuse venue s’installer sur la Côte-Nord dès 1903.

Située entre Sept-Îles et Havre-Saint-Pierre, la rivière s’étend sur 125 kilomètres et, tout juste avant de se jeter dans le fleuve Saint-Laurent, elle offre au visiteur ses splendides chutes de 37 mètres de haut.

Maintenant mise en candidature pour être transformée en parc national ou en réserve (puisque ce territoire est revendiqué par les Innus), elle faillit accueillir une petite centrale hydroélectrique privée.

En effet, en mai 2001, Québec révélait 36 sites potentiels d’exploitation hydroélectrique de moins de 50 MW, répartis sur 24 rivières. Le projet subit les pressions populaires et fut en grande partie écarté.

Dans la foulée des campagnes de sensibilisation, la Manitou fut adoptée par Florent Volant et Marie-Claire Séguin.

Les parcs nationaux

Herbes

Pour être transformé en parc ou pour devenir une aire protégée, un territoire ne doit faire l’objet d’aucune exploitation industrielle. Par ailleurs, la pratique d’activités récréatives comme la pêche et la chasse y est autorisée.

Les mini centrales privées au Québec

Centrale électrique

Si, en 2002, le gouvernement péquiste s’était en grande partie rétracté sur la question des mini centrales privées, l’arrivée au pouvoir des libéraux remit l’entreprise sur les rails.

Bien qu’il soit difficile d’obtenir la liste exhaustive de toutes les rivières concernées, sept projets seraient présentement sous évaluation ou en voie de développement, entre autres sur les rivières Trois-Pistoles, Magpie et Sault aux Cochons. Aussi, différents sites ont été soumis aux appels d’offres de l’entreprise privée, ceux des rivières Métabetchouane, Sainte-Anne, Shawinigan, Batiscan, Au Tonnerre, Sheldrake, Riverin et Matawin, pour un total estimé de 69 MW.

Le gouvernement ayant choisi de procéder au cas par cas, il renvoie les décisions aux municipalités qui, elles, sont souvent partenaires des projets. Pour cette raison, elles se retrouvent à la fois juge et partie dans le processus décisionnel que plusieurs qualifient de partial.

Le dossier des mini centrales privées s’inscrit dans un contexte beaucoup large, celui où s’affrontent deux nécessités souvent opposées, celle de la préservation des ressources et celle de la consommation énergétique.

Si l’hydroélectricité est considérée comme une énergie propre et, qu’ainsi, elle s’inscrit dans l’esprit du Protocole de Kyoto, il reste que l’aménagement de centrales entraîne des répercussions réelles, que ce soit en regard des terrains inondés, de la contamination au mercure ou de la migration des saumons affectée par les barrages.

Bien sûr, un approvisionnement énergétique suffisant est essentiel. Cependant, avant de prendre d’assaut les rivières encore « sauvages » du Québec, ne devrait-on pas d’abord mettre en place le programme d’efficacité énergétique tant attendu et se pencher sérieusement sur le potentiel des énergies dites alternatives ?

Le déficit énergétique au Québec

Manic-5

Les immenses besoins énergétiques des Québécois, combinés à l’exportation et à des prévisions qui s’avèrent parfois erronées, pourraient éventuellement entraîner le Québec dans un déficit énergétique. Fait réel ou argument politique ? Difficile de trancher. Une chose est certaine : s’appuyant sur cette éventualité, le gouvernement Charest vient de relancer le projet des centrales privées.

Les promoteurs et certaines municipalités voient la chose d’un bon œil. Ces dernières se réjouissent des retombées économiques et soulignent la création d’emplois pour tenter de vendre le projet à ses opposants. Mais voilà, en plus de harnacher un précieux bien public et de nuire aux écosystèmes comme à l’industrie montante de l’écotourisme, une fois construit, un barrage n’emploie en fait que très peu de personnes.

Le pouvoir des éoliennes en Gaspésie

Éoliennes

Seulement 100 MW sont produits au moyen des éoliennes installées en Gaspésie. Si le potentiel éolien reste à déterminer, une étude commandée par Hélimax estime qu’il serait de 35 000 MW, soit à peu près l’équivalent de la production actuelle d’Hydro-Québec.

Paragraphes soumis par les internautes

© PVP interactif / Les Productions Vic Pelletier inc. Tous droits réservés