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Encyclopédie collective / Série I / Les Jardins de Métis

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Les Jardins de Métis

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Fleurs

Les Jardins de Métis ont été créés au milieu des années 20 par Elsie Reford, une femme passionnée de fleurs et de jardinage. Les jardins sont devenus un arrêt touristique incontournable de la Gaspésie et attirent chaque année des milliers de touristes venant des quatre coins du monde.

Bénéficiant d’un microclimat avantageux, ils cachent quelques trésors floraux uniques tels que le pavot bleu, fleur ne poussant habituellement qu’en altitude, sur les montagnes de l’Himalaya.

Aménagés à l’époque dans des circonstances laborieuses, les Jardins de Métis jouissent maintenant d’une renommée nationale et internationale. Ils ont par ailleurs été classés Lieu historique national du Canada en 1995.

Elsie Reford

Jardins de Métis

Elsie Stephen Meighen naquit en 1872, en Ontario. Elle grandit à Montréal où ses parents déménagèrent au début des années 1880. Celle qui allait plus tard créer les fameux Jardins de Métis venait d’une famille très aisée.

Son père, Robert Meighen, fut le président d’une importante compagnie de meunerie : la Lake of the Woods Milling Company. Elsie était également la nièce de Lord Mount Stephen, fondateur du Canadien Pacifique.

Elsie eut l’opportunité de poursuivre ses études à Montréal, en France et en Allemagne. Elle épousa Robert Wilson Reford, directeur de la compagnie maritime Cunard Line, en 1894 et eut avec lui deux fils prénommés Bruce et Eric. Son mari et elle furent à l’origine d’une des plus importantes collections d’art à Montréal.

Avant-gardiste, Elsie Reford fut l’une des fondatrices du Women’s Canadian Club of Montreal. Par ailleurs, elle servit comme volontaire lorsque la Première Guerre mondiale éclata. Elle partit pour Londres, où elle eut pour fonction de traduire des documents allemands en anglais pour le ministère de la Guerre.

Elsie adorait séjourner au domaine que possédait son oncle George Stephen à Grand-Métis. Elle y alla fréquemment dès 1904 pour s’adonner à la pêche, la chasse et l’équitation. Comme elle était la nièce préférée de son oncle et qu’elle affectionnait beaucoup l’endroit, Lord Mount Stephen le lui donna en 1918.

C’est à partir de 1926, à l’âge de 54 ans, qu’elle amorça la réalisation de ses jardins, sans doute inspirée par ceux qu’elle avait vus lors de ses nombreux séjours en Angleterre. Ce projet devait se poursuivre pendant plus de trente ans.

L’été de 1959 fut son dernier à Grand-Métis. Elle mourut dans sa maison de la rue Drummond, à Montréal, en novembre 1967, à l’âge de 96 ans.

Complément d’information

Estevan Lodge

<i>Villa Reford</i> aujourd'hui

Estevan Lodge était un camp de pêche que Lord Mount Stephen avait fait construire à Grand-Métis, près de l’embouchure de la rivière Mitis. Stephen vivait à Montréal, mais aimait passer plusieurs semaines chaque été en Gaspésie pour y pêcher le saumon.

Le camp de pêche, construit en 1887, fut baptisé Estevan Lodge, nom de code qu’utilisait Stephen dans ses correspondances confidentielles. La demeure devint la Villa Reford dans les années 60 lorsque le gouvernement acheta les Jardins de Métis, puis retrouva son nom d’origine en 2003.

Grand-Métis

Allée de pins, Jardins de Métis

Située tout près de l’embouchure de la rivière Mitis, la municipalité de Grand-Métis se trouve à quelques kilomètres au nord-est de Mont-Joli. La petite localité a vu le jour sous le nom de Saint-Octave-de-Métis au milieu du XIXe siècle. Le territoire avait auparavant été occupé par des seigneuries au XVIIe siècle.

Les noms Métis et Mitis sont d’origine micmaque et auraient deux significations possibles : ils désigneraient tout d’abord les bouleaux et les trembles qui bordent la rivière Mitis ; mais on croit aussi que ces mots signifient « lieu de réunion », parce que de nombreuses bandes amérindiennes se rencontraient à cet endroit chaque été.

Des milliers de touristes s’arrêtent à Grand-Métis chaque année, notamment pour visiter les célèbres jardins d’Elsie Reford.

La rivière Mitis

Barrage sur la rivière Mitis

La rivière Mitis est d’une longueur d’un peu plus de 50 kilomètres et trouve sa source dans le lac du même nom. Les Micmacs fréquentaient ses rives et son territoire bien avant l’arrivée des premiers colons blancs. L’abondance du saumon y était sans doute pour quelque chose.

Le site de la rivière vit apparaître des seigneuries dès le XVIIe siècle, mais il fallut attendre le XIXe siècle pour que les premiers colons s’y installent en grand nombre.

La proximité de la forêt et l’embouchure de la rivière sur le fleuve Saint-Laurent favorisèrent bientôt l’industrie forestière. La rivière fut utilisée dès 1820 pour acheminer les billes de bois d’un moulin de sciage jusqu’au fleuve. Le moulin en question fut acheté par William Price en 1830, et la drave se poursuivit sur la rivière.

La drave constituait un obstacle à la pêche au saumon ; en effet, le flottage de bois rendait la pratique de ce sport dangereuse. La pêche au saumon était devenue une activité populaire sur la rivière Mitis à la suite de la construction du camp de pêche de Lord Mount Stephen, en 1887.

L’hydroélectricité allait elle aussi causer des difficultés à la pêche sportive au cours du XXe siècle, lorsque deux barrages furent construits pour alimenter la région en énergie. La présence de ces barrages entraîna une réduction des zones de reproduction des saumons. Résultat : de moins en moins de saumons se rendaient jusqu’à la rivière Mitis pour y frayer.

Heureusement, le gouvernement fit construire un système de remontée en 1964 pour amener les saumons en amont des deux barrages, ce qui eut pour effet d’augmenter leur nombre dans la rivière. Les saumons eurent ainsi accès à une partie de la rivière qui était autrefois inaccessible en raison d’une chute se trouvant non loin du village de Price. La rivière Mitis est aujourd’hui très appréciée pour la pêche sportive.

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