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Encyclopédie collective / Série IV / Les gardiens de la mémoire

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Les gardiens de la mémoire

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Île aux Perroquets

L’île aux Perroquets se dresse à l’extrémité ouest de l’archipel de Mingan comme un paquebot qui y aurait jeté l’ancre il y a de cela plusieurs millions d’années. Si elle offre à tous le spectacle de sa beauté sauvage, elle n’en demeure pas moins un écueil pour les navires qui risquent à tout moment de s’y briser.

Pour cette raison, le gouvernement canadien y a fait construire un phare en 1888. Sur cette terre fouettée sans répit par une mer agitée, trois des cinq gardiens du phare ont mené une vie dont le récit a pu se rendre jusqu’à nous, porté par les flots d’une écriture qui en ressasse les souvenirs et en nourrit la mémoire.

Les gardiens de phare

Appareils radio

Métier d’autant plus mythique qu’il se raréfie, la vie de gardien de phare pique la curiosité autant qu’elle inspire le respect. Vivant dans une extrême solitude pendant des jours, voire des mois, les gardiens de phare ont surtout été des sentinelles de la lumière, qu’ils devaient préserver coûte que coûte.

Avec le développement technologique et la navigation par satellite, ces dévoués veilleurs ont vu leur métier se transformer radicalement, quand il n’est pas devenu complètement obsolète.

Les rares gardiens encore en poste exercent maintenant un métier plus technique, qui nécessite des connaissances étendues en mathématiques, en mécanique, en électricité et en électronique.

Les phares

Haut-Fond Prince

La communauté maritime classe les phares en trois catégories différentes, chacune puisant à l’imaginaire biblique. Il est facile de comprendre pourquoi on appelle les phares situés en pleine mer les « enfers », ceux érigés sur une île, les « purgatoires », et ceux qui se trouvent sur la terre ferme, les « paradis ».

En raison du mauvais temps ou de violentes tempêtes, il pouvait devenir extrêmement difficile d’effectuer les changements de garde sur les phares dressés en pleine mer. Aux quelques rares endroits où il reste encore des gardiens, la relève se fait le plus souvent en hélicoptère.

L’évolution du domaine maritime

Intérieur du Haut-Fond Prince

À l’image de tous les autres secteurs d’activité, le domaine maritime s’est vu grandement modifié suite à l’arrivée de nouveaux moyens techniques.

Le passage du feu de bois ou de charbon à la lampe à l’huile, le perfectionnement des réflecteurs, l’invention de la lentille à échelons et de la rotation de l’appareil lenticulaire (les deux dus à Augustin Fresnel) ainsi que l’apparition de l’électricité ont tous à leur façon révolutionné les pratiques du métier.

La plus récente transformation, et de loin la plus radicale parce qu’elle signe l’arrêt de mort de la profession, est l’automatisation complète des phares.

L’origine des phares

Phare de l'Île Verte

On dit que les tout premiers phares remontent à la Grèce antique. En effet, le port du Pirée, tout près d’Athènes, aurait vu se dresser quelques tours en son enceinte dès le Ve siècle av. J-C.

Quant à l’île de Thasos, au nord de la mer Égée, elle aurait accueilli le phare de Phanari un siècle plus tôt. Des vestiges nous laissent présumer que ce dernier avait une forme cylindrique de 3,5 mètres de diamètre et de 2,54 mètres de hauteur. Une inscription mentionne que la tour était surmontée d’un feu et qu’elle servait à guider les marins.

Le phare d’Alexandrie

Phare antique

Si le phare d’Alexandrie ne fut pas le premier construit, il est cependant le plus connu, à tel point qu’on le considère comme l’une des sept merveilles du monde.

Dès son érection, il devint le symbole de cette prestigieuse cité intellectuelle. Bâti sur l’île de Pharos au IIIe siècle av. J.-C., le bâtiment en pierre blanche s’élevait à 135 mètres au-dessus de la Méditerranée. Il était considéré comme le plus haut du monde à cette époque et visait à assurer la sécurité de la navigation. Il se serait écroulé au XIVe siècle, suite à un tremblement de terre.

Vers 1995, l’archéologue Jean-Yves Empereur entreprit l’exhumation des vestiges du phare qui étaient restés enfouis sous la mer.

L’origine du mot phare

l'origine du mot phare

Le mot « phare » est tiré du latin « pharus », qui renvoie à l’île de Pharos, où fut construit l’un des premiers phares.

La Tour d’Ordre de Boulogne

La Tour d’Ordre de Boulogne

En 40, dans le cadre des préparatifs militaires visant à envahir les îles Britanniques, les Romains, sous les ordres de Caligula, firent construire le premier phare en territoire français. Il resta allumé jusqu’en 476 et s’éteignit une première fois avec la chute de l’Empire.

Aux alentours de 811, Charlemagne décida de le remettre en état et de rallumer son feu, afin de faciliter le développement de la navigation. Mais déjà, à l’époque, la falaise sur laquelle la tour était érigée s’effritait dangereusement. Elle finit par s’effondrer en 1644, entraînant à sa suite l’écroulement du phare.

Le phare d’Eddystone

Phare d'Eddystone

Situé en pleine mer à 22 kilomètres des côtes de Plymouth, en Grande-Bretagne, le phare d’Eddystone est l’un des plus célèbres « enfers », peut-être entre autres parce qu’il fut reconstruit quatre fois.

D’abord érigée en 1698 par Winstanley, un marchand londonien qui avait perdu quelques bateaux dans la Manche, l’excentrique structure de bois dut être rebâtie et consolidée l’année suivante.

En 1703, la pire des tempêtes qu’ait connues l’Angleterre rafla complètement la tour, et Winstanley, qui désirait y séjourner parce qu’il avait entière confiance en sa solidité, ne fut pourtant jamais retrouvé.

Un troisième phare fut construit en 1709, mais il brûla 46 ans plus tard. Le gardien du phare, tentant d’éteindre les flammes qui léchaient le toit, fut empoisonné après avoir malencontreusement avalé du plomb fondu. Il mourut des suites de l’intoxication, et le morceau de plomb découvert par l’autopsie se retrouva dans un musée d’Édimbourg.

Inspiré de la robustesse du chêne et entièrement fait de pierre, le quatrième phare, lui, fut édifié par John Smeaton en 1759. D’une solidité remarquable, il aurait pu tenir longtemps, n’eût été des fondations rocheuses qui se fissuraient peu à peu.

En 1870, on le démonta pièce par pièce pour l’ériger à nouveau à Plymouth, en l’honneur de son instigateur. C’est en 1882 que le cinquième phare d’Eddystone fut bâti.

Encore à ce jour, il surplombe la mer mais, depuis 1982, il a été complètement automatisé.

Le phare de la Jument

Phare de la Jument

Le phare de la Jument, situé sur l’île d’Ouessant en Bretagne, est un bâtiment spectaculaire dont la seule présence suppose une victoire contre les lois de la nature. Érigée sur le rocher Ar Gazek-Koz, au milieu d’une mer déchaînée, la tour s’élève à plus de 47 mètres. Sa construction fut financée par C. E. Potron, qui avait échappé à un naufrage et tenait, de ce fait, à payer les travaux.

Le phare fut inauguré en 1911 et, dès lors, on a constaté qu’il tremblait. Certains affirmèrent qu’il n’avait pas été fixé au roc qui le supportait. Des travaux de consolidation furent donc entrepris, et ils se terminèrent en 1940. Le phare est automatisé depuis 1991 et se contrôle à partir du Créac’h.

Les tout premiers phares au Canada

Phare de Matane

C’est aux Français que l’on doit le plus ancien phare construit en sol canadien. Il fut édifié en 1733 sur le site de Louisbourg (N.-É.), un des principaux ports de commerce du Nouveau Monde.

Quant au premier phare érigé sur le fleuve Saint-Laurent, il fut bâti en 1809 sur l’île Verte, dans le Bas-Saint-Laurent. Bien d’autres constructions s’ajoutèrent avant que des développements technologiques ne les rendent désuets.

Si la fonction de ces « sentinelles de la mer » n’est plus ce qu’elle était, les phares demeurent néanmoins des témoins privilégiés de l’histoire. Afin de préserver leur valeur patrimoniale, plusieurs ont été transformés en attraction touristique, en auberge ou en musée.

L’endommagement des phares

Abords de l'île d'Anticosti

À Louisbourg, en Nouvelle-Écosse, le phare revêtait une grande importance. Selon une loi de 1784, toute personne endommageant la bouée ou le signal était passible de prison.

Les phares traditionnels au Québec

Phare de Pointe-au-Père

Il y a aujourd’hui une quarantaine de phares traditionnels au Québec, incluant ceux qui sont opérationnels, ceux qui ne le sont plus et ceux qui sont désormais de propriété privée.

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