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Encyclopédie collective / Série IV / Les chaloupes à fumée de Molson

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Les chaloupes à fumée de Molson

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Brasserie Molson

John Molson, le célèbre fondateur de la brasserie du même nom, fut aussi le premier à faire voguer un bateau à vapeur sur le fleuve Saint-Laurent.

Les manœuvres difficiles à l’approche de Montréal, les nécessités de transport liées au commerce et les énormes profits engendrés par la vente de la bière l’incitèrent à investir dans la navigation à vapeur.

C’est ainsi que l’Accommodation prit le large en 1809. Cependant, le navire mettait 66 heures pour rejoindre Québec et Molson, déçu, décida d’aller rencontrer James Watt, l’inventeur de la machine à vapeur.

Une collaboration s’amorça, qui allait entraîner la mise sur pied de la St. Lawrence Steamboat Co, une compagnie possédant 22 navires, dont le plus célèbre fut le Lady Sherbrooke.

Les débuts de la brasserie Molson

Brasserie Molson

C’est en 1782 que le jeune John Molson débarquait à Montréal. La même année, il fut engagé à la brasserie située au Pied-du-Courant, établissement qu’il racheta en 1785. Ainsi, il lui fallut peu de temps pour se tailler une place enviable dans un marché en pleine expansion, celui de la bière.

Si, à l’époque, le vin et l’eau-de-vie s’avéraient plus populaires auprès des Canadiens, l’arrivée de nombreux immigrants allait accroître la demande pour la boisson dorée.

En homme d’affaires habile, Molson fournit gratuitement l’orge aux cultivateurs, s’assurant ainsi d’un approvisionnement constant et de bonne qualité.

L’entreprise connut un franc succès et grossit rapidement ; en 1816, Molson y joignit ses fils et l’incorpora sous la raison sociale de John Molson and Sons. C’était le début d’une aventure qui, depuis, brasse des affaires d’or...

Les premiers brasseurs du Québec

Bière

La bière apparut au Canada français dans les tout premiers temps de la colonie et servait essentiellement de supplément alimentaire. On dit que Champlain offrit de la bière aux Hurons dès 1633. En fait, l’alcool fut longtemps utilisé comme monnaie d’échange lors du commerce avec les Amérindiens.

Si l’on recensa quelques brasseries artisanales à Québec et à Montréal vers 1650, c’est l’intendant Talon qui, en 1668, ouvrit la première brasserie commerciale.

À l’époque, la bière était considérée par les autorités comme une boisson moins nocive que l’eau-de-vie, mais elle ne recueillait que très peu de faveur populaire. Cependant, la production locale permit à la France d’engranger des profits supplémentaires.

La brasserie de Talon ferma ses portes quelques années plus tard. Par contre, la Conquête anglaise allait insuffler un nouvel élan à l’industrie brassicole.

Complément d’information

La tempérance

Bière

Les autorités ont souvent vu d’un mauvais œil la consommation d’alcool et le mouvement pour la tempérance, qui visait à freiner les ardeurs des buveurs impénitents, récoltait de solides appuis au tournant du XXe siècle.

En 1918, dans la foulée de l’effort de guerre, le fédéral imposa la prohibition de l’alcool. Au Québec, la situation différa un peu. Considérés comme des boissons « modérées », le vin, la bière et le cidre furent exclus de cette législation en 1919.

Au Québec, la prohibition fut levée en 1921, moment où l’on créa la Commission des liqueurs et étatisa ainsi la vente de boissons alcoolisées. Comme à l’époque plusieurs provinces canadiennes et les États-Unis étaient encore sous prohibition, le Québec devint une destination privilégiée pour les fêtards.

La province fit aussi de très intéressants profits en vendant légalement sa bière et ses alcools qui, en franchissant ses frontières, se transformaient en produits de contrebande.

L’alcool et la médecine

File d'attente devant un bureau de médecin

Au Canada, à l’époque de la prohibition, un médecin qui rédigeait une ordonnance le justifiant pouvait permettre de se soustraire à la prohibition. Ainsi, il n’était pas rare de voir de nombreux « malades » attendre en ligne à l’approche du temps des fêtes !

Les origines de la bière

Champ de blé

L’histoire de la bière est aussi ancienne que celle de la sédentarisation : elle débute avec la culture des céréales. On en trouve la trace à Sumer quelque 5000 ans av. J.-C.

Fort probablement découverte au hasard d’une fermentation de malt, elle portait le nom de sikaru et fut d’abord considérée comme un aliment que l’on sirotait à la paille, une sorte de bouillie faite d’eau et d’orge, à laquelle on ajoutait d’autres grains disponibles.

La bière est omniprésente dans l’histoire et fut consommée partout où l’on cultivait les céréales : l’Asie utilisait le riz, l’Amérique le maïs, et l’Afrique le mil ou le manioc.

Fort populaire en Égypte, la bière se présentait sous forme de « pain d’orge » que l’on émiettait, mouillait et laissait fermenter avant d’en extraire le liquide. Si, agrémentée de dattes ou de miel, elle était considérée comme la boisson des dieux, dans sa plus simple expression, elle servait aussi de pitance pour les ouvriers et les esclaves.

Les Égyptiens furent reconnus pour la qualité de leur bière, le zythum, qui voyagea sur le continent européen et fut dégustée entre autres par les Grecs.

Les règles de fabrication de la bière

Babylonien

Sous l’Empire babylonien, la fabrication de la bière était réglementée par un code très strict. Le roi Hammourabi, l’auteur d’un des plus anciens codes de lois du monde, fixa aussi les règles de fabrication de la bière. La stèle sur laquelle le texte est gravé est exposée au Louvre.

La bière dans l’Antiquité

Verres de vin

La bière fut populaire en Grèce antique comme à Rome, même si on la considérait comme la boisson des pauvres. À Rome, on lui préférait le vin, qu’on associait à l’élixir des dieux.
Suivant les déplacements des guerriers et des marchands, la bière se fit connaître un peu partout, tant auprès des Celtes et des Germains que des Gaulois, chez qui elle obtint un vif succès. Connue en Gaule sous le nom de cervoise, une appellation qui renvoyait à Cérès, la déesse des moissons, elle devint la boisson nationale et peut-être même la potion magique des « irréductibles ».

D’un point de vue strictement pratique, la cervoise se présentait comme un moyen de pallier au manque d’eau potable ou de contrôler les risques de maladies que celle-ci pouvait transmettre. On doit aussi aux Gaulois l’invention du tonneau de bois.

La plus ancienne brasserie au monde

Verres de bière

Ouvert en 725 pour y abriter des moines bénédictins, le monastère de Weihenstephan, en Bavière, est la plus ancienne brasserie au monde toujours en activité. Elle reçut son permis de brasser en 1040 mais déjà, en 768, on y faisait mention du houblon. L’endroit accueille maintenant un centre scientifique et une école de brassage.

La préparation de la bière

Verre de bière

Si la bière a longtemps été une boisson préparée par les femmes, sous Charlemagne les monastères obtinrent le monopole du brassage. La bière suppléait le manque d’eau potable et fournissait un apport nutritif qui, sous sa forme liquide, ne contrevenait pas aux règles du jeûne inhérentes au carême.

On raconte que les moines perfectionnèrent les techniques anciennes en s’inspirant des confidences faites par les paysans lors de la confesse. On doit à l’abbesse Hildegarde de Bingen l’introduction du houblon dans la fabrication du breuvage, céréale qui le stabilise et lui donne sa célèbre amertume.

Aux environs du XIIIe siècle, des brasseries commerciales laïques commencèrent à s’organiser en certaines régions d’Europe, fixant les règles de fabrication pour les brasseurs. C’est au XVe siècle que l’on attribua le nom de « bière » au produit.

Le droit de « gruyt »

Évêque vendant du gruyt

Avant qu’il ne prenne fin en 1435, le droit de « gruyt » (droit de brassage) réservait à l’usage exclusif des évêques le secret du dosage entre les différents aromates servant à parfumer la bière. Les brasseurs pouvaient la fabriquer, mais ils devaient absolument acheter une quantité de « gruyt », un mélange secret de plantes aromatiques, aux évêques.

L’évolution de l'industrie de la bière

Montréal

Des avancées techniques et des mesures législatives ont contribué à changer les procédés de fabrication comme le goût des bières.

Si l’usage obligatoire du houblon (1495) rendit moribond le « gruyt », la mise en œuvre de la « loi de la pureté » eut aussi son impact. Elle fut édictée en 1516, en Bavière, et visait à contrôler la qualité des bières produites ainsi que les éléments qui entraient dans leur composition (eau, orge, houblon et, éventuellement, levure).

Au milieu du XIXe siècle, l’amélioration des procédés de réfrigération, de nouvelles techniques de maltage, différentes sortes de levures, la découverte de la fermentation basse (donnant le type Lager) et, surtout, celle de la pasteurisation changèrent la façon de brasser la bière, de la conserver et de la distribuer.

Ces innovations, combinées à l’avènement de la machine à vapeur et au développement du chemin de fer, contribuèrent à lancer une production industrielle.

La bière britannique

Verre de bière

Le type de bière qui donna à la Grande-Bretagne, important pays producteur de bière, sa renommée s’appelle la « ale ». Elle est produite par fermentation haute, c’est-à-dire que les levures remontent à la surface une fois le processus terminé.

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