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Histoires oubliées

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Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

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Encyclopédie collective / Série IV / Le temps de la peur

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Le temps de la peur

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Bunker de Saint-Sylvestre

Dans un contexte de guerre froide où le danger est toujours vécu comme imminent, le Canada signe une entente avec les États-Unis afin de construire la ligne Pinetree.

Véritable rideau de protection électronique qui s’étend d’un océan à l’autre, cette ligne contrôle l’espace aérien au moyen de stations radars et vise à protéger l’Amérique du Nord contre une éventuelle attaque des Soviétiques.

Les vestiges de ces installations le Mont-Apica, le Mont-Radar, le Diefenbunker, bien que fermées ou affectées à d’autres usages, n’en demeurent pas moins un témoignage éloquent d’une époque marquée par la peur de l’autre et la menace du nucléaire.

Complément d’information

L’expression « guerre froide »

Salle de radiodiffusion du Diefenbunker

On appelle le conflit qui opposa les capitalistes et les communistes « guerre froide » car, malgré les tensions et la menace parfois pressante, cet état de guerre ne s’exprima jamais par un affrontement direct.

Les débuts de la guerre froide

Accès interdit

Le 5 mars 1946, près d'un an après la capitulation de l’Allemagne, Winston Churchill prononce un discours à Fulton, Missouri, où il invite les peuples anglophones à s’unir pour endiguer la menace soviétique en précisant qu’ : « […] un rideau de fer est tombé sur le front russe. »

Bien que les avis divergent quant à la date précise de cet événement, ce point tournant marque l’origine de la guerre froide. Celle-ci oppose, en un conflit idéologique, les deux blocs qui avaient bataillé ensemble pour vaincre le nazisme : l’un rassemblé autour des États-Unis capitalistes, l’autre autour de l’URSS communiste.

Le plan Marshall

Le plan Marshall.

Lancé par les États-Unis en 1948, ce programme de reconstruction est mis sur pied pour aider l’Europe à se relever de la Seconde Guerre mondiale.

Destiné aux pays non communistes et aux pays communistes désirant changer pour un système démocratique, il offre un fonds d’aide de 13 milliards de dollars.

Le plan se veut aussi une arme économique visant à contrer les avancées des communistes qui, en 1947-48, avaient rallié l’ensemble des pays de l’Europe de l’Est.

Il aura pour effet de durcir les positions des deux camps puisqu’il est rejeté par les tenants du communisme.

Le blocus de Berlin

Blocus de Berlin

Après la signature de Yalta, l’Allemagne est fractionnée en quatre et offerte en partage aux alliés. Berlin subit un sort similaire, bien que la ville se trouve dans le secteur soviétique.
Lorsque l’Angleterre, les États-Unis et la France décident de doter l’Allemagne de l’Ouest d’une monnaie commune, l’URSS riposte en annonçant le blocus de Berlin, c’est-à-dire la fermeture de l’accès à la partie ouest de la ville.

Seul un pont aérien reste ouvert afin de permettre le ravitaillement. Étant donné l’efficacité de ce pont, l’URSS lève le blocus et, en 1949, l’Allemagne est scindée en deux entités : la République fédérale d’Allemagne (RFA) et la République démocratique d’Allemagne (RDA).

La création de l’OTAN et le pacte de Varsovie

OTAN

C’est en juillet 1949 qu’est mise sur pied l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), qui regroupe les pays occidentaux et vise la protection mutuelle contre une menace soviétique.

Au fondement de ce traité réside l’article cinq, stipulant qu’une offensive contre l'un des membres de l’OTAN équivaudrait à attaquer l’ensemble des membres.

C’est en 1955 qu’est signé le pacte de Varsovie, une alliance militaire qui répond à celle de l’OTAN et qui rallie l’URSS ainsi que les pays satellites de l’Europe de l’Est.

La Chine communiste et la guerre de Corée

Cabine d'observation militaire

Le 1er octobre 1949, suite à l’arrivée au pouvoir des communistes sous la gouverne de Mao Zedong, la République populaire de Chine est proclamée. Les Américains refusent cependant d’en reconnaître la légitimité.

L’affrontement est-ouest se généralise et la guerre froide étend son emprise à l’échelle planétaire.

L’année suivante, lorsque la Corée du Nord, communiste, envahit la Corée du Sud, défendue par les Américains et quelque 25 000 Canadiens, les positions se durcissent encore.

La carte géopolitique voit se dessiner, de plus en plus clairement, un monde bipolaire.

La crise des missiles de Cuba

Crise des missiles de Cuba

C’est en octobre 1962 que Khrouchtchev décide d’installer des fusées à Cuba pour pallier les insuffisances de son arsenal de guerre. Castro accepte, cherchant une façon de protéger son île contre une invasion américaine.

Lorsque John F. Kennedy est mis au courant, il bloque la livraison des cargos. La tension monte d’un cran et la menace d’une attaque nucléaire atteint son paroxysme.

Des négociations permettent néanmoins d’éviter le pire et une période d’accalmie s'ensuit. Une ligne directe reliant la Maison-Blanche au Kremlin est instaurée le téléphone rouge afin d’éviter qu’un manque de communication ne dégénère en conflit atomique.

La guerre du Vietnam

Guerre du Vietnam

Suite à la guerre d’Indochine et dans le prolongement des tensions qui divisent le pays, les États-Unis prennent officiellement part à la guerre du Vietnam en 1963. La politique américaine du containment veut contrer l’effet d’entraînement qu’aurait sur les autres le passage d’un pays au régime communiste.

Les Américains se rallient aux forces sud-vietnamiennes pour combattre l’armée du Nord et les Viêt-cong, comptant sur leur supériorité militaire pour vaincre l’ennemi.

Malgré les 500 000 hommes présents en 1968, l’armée s’embourbe, la population américaine gronde et la guerre se solde par un échec retentissant. Les troupes nord-vietnamiennes marchent sur Saigon en 1975.

L’intervention soviétique en Afghanistan

Intervention soviétique en Afghanistan

À la fin de 1979, l’Armée rouge débarque en Afghanistan pour mater la résistance populaire et soutenir le gouvernement communiste.

De façon générale, l’intervention des Soviétiques a pour conséquence d’attiser à nouveau les braises de la guerre froide qui s’étaient quelque peu tiédies depuis la crise des missiles de Cuba. L’URSS s’embourbe dans cet inextricable conflit pendant que les États-Unis sanctionnent l’exportation des céréales.

L’URSS se retire en 1989, laissant derrière elle un pays dévasté par des années de guerre.

Les tactiques défensives

Usine abandonnée

En 1983, le président des États-Unis, Ronald Reagan, développe un projet de bouclier antimissile afin de protéger son pays contre une éventuelle offensive soviétique.

Le projet ne verra pas le jour. L’URSS et d’autre pays s’y opposent farouchement, arguant qu’il contrevient au traité ABM (Anti-Ballistic Missile Treaty) signé en 1972 et dont la révocation risquerait de relancer la course aux armements.

En 1985, le Canada donne son aval à un accord de défense avec les Américains, qui permet le déploiement d’avions de chasse dans l’Arctique et la construction de quatre bases militaires dans le Grand Nord.

La chute du mur de Berlin

Chute du mur de Berlin

C’est le 9 novembre 1989 que le mur de Berlin tombe, libérant la voie à la réunification des deux Allemagnes, celle de l’Est (RDA) et celle de l’Ouest (RFA). Érigé en août 1961 afin de contenir le flot d’Est-Berlinois qui désiraient passer à l’Ouest, le mur était à lui seul une incarnation du conflit entre les blocs capitaliste et communiste qui se sont affrontés durant toute la deuxième moitié du XXe siècle.

La chute du mur est un puissant symbole, et sa portée s’avère d’autant plus grande qu’elle précède de peu l’effondrement du régime communiste, qui vient mettre fin à la guerre froide.

La menace de la guerre

Armes

Si la guerre froide fractionne la planète en un échiquier politique qui voit s’affronter les communistes et les capitalistes, la rivalité qui met nez à nez les deux clans ne se joue pas que sur le seul terrain du globe : elle se prolonge aussi dans l’espace.

En effet, la nécessité d’une surveillance aérienne, l’utilisation d’armes nucléaires et la conquête spatiale sont toutes intimement liées à ce contexte de confrontation.

Bien que la guerre froide soit maintenant chose du passé, les vieux réflexes, qui conditionnent encore aujourd’hui le développement d’un arsenal visant à contrer une éventuelle menace, sont malheureusement toujours autant d’actualité.

Complément d’information

La ligne Pinetree

Bunker de Saint-Sylvestre.

Née d’un projet commun du Canada et des États-Unis, qui désire protéger le territoire nord-américain contre une éventuelle attaque de la part des Soviétiques, la ligne Pinetree est en fait une ceinture de protection électronique dont le but est de détecter rapidement toute invasion aérienne.

Déployée d’un océan à l’autre, elle possède de nombreuses stations radars (une tous les quelque 320 km) qui scrutent le ciel en permanence. La construction du réseau débute en 1951. Juste avant d’être intégrée au NORAD (North American Aerospace Defense Command) en 1957, la ligne Pinetree comptait 39 sites.

Les armes nucléaires

Champ de mines

C’est le 6 août 1945 que les États-Unis lancent une bombe atomique sur Hiroshima. Trois jours plus tard, ils récidivent avec une autre sur Nagasaki. Quelque 200 000 personnes sont tuées sur le coup. Le 29 août de cette même année, l’URSS largue une bombe sur le Kazakhstan, lieu de prédilection des essais nucléaires soviétiques.

La course aux armements prend son erre d’aller et les deux pays développent des bombes de plus en plus puissantes, telle la bombe à hydrogène, dite « bombe H ». Cette escalade croissante et réciproque, aussi appelée « équilibre de la terreur », est au fondement même de la guerre froide.

Les ogives nucléaires

Ogive nucléaire

Dans les derniers temps de la guerre froide, on évalue à près de 50 000 le nombre d’ogives nucléaires que possédaient, à eux deux, les États-Unis et l’URSS.

La conquête de l’espace

Astronaute dans l'espace

L’ère spatiale débute véritablement dans les années 50.

Ayant mis la main sur le laboratoire allemand suite à la prise de Berlin, les Soviétiques ont une longueur d’avance en la matière. Ils devancent les Américains en lançant le premier satellite en 1957 (Spoutnik 1) et envoient dans l’espace, en 1961, le premier cosmonaute, Iouri Gagarine.

Quant à eux, les Américains envoient en 1969 le premier homme sur la Lune, Neil Armstrong. Si l’exploration spatiale sert un but scientifique, les découvertes technologiques auxquelles elle donne lieu peuvent aussi s’utiliser à des fins militaires.

La station spatiale internationale

Station spatiale internationale

Aussi surprenant que cela puisse paraître, la station spatiale internationale sera visible à l’œil nu lors de son passage en orbite toutes les 90 minutes. Elle verra le jour grâce aux efforts concertés du Canada, des États-Unis, de la Russie, du Japon, des onze pays de l’Agence spatiale européenne et avec la participation du Brésil.

Le Diefenbunker

Intérieur du Diefenbunker

Au plus fort de la guerre froide, le Canada fait construire à Carp, près d’Ottawa, un bunker de quatre étages et de
9 290 m2 qui peut accueillir jusqu’à 530 personnes. Nommé le Diefenbunker, il a pour fonction de protéger les membres du gouvernement canadien et les actifs de la Banque du Canada en cas d’attaque.

L’édifice peut théoriquement résister à une explosion atomique de cinq mégatonnes tombant à 2 kilomètres de distance. Construit dans le plus grand secret et inauguré en 1961, il fut fermé en 1995. On y retrouve maintenant un musée.

L’utilisation du Diefenbunker

Intérieur du Diefenbunker

Le Diefenbunker n’a été utilisé qu’une seule fois durant la crise des missiles de Cuba. Plusieurs membres du gouvernement canadien s’y sont réfugiés pendant cinq jours.

Le bouclier antimissile

Bouclier antimissile

Le projet de bouclier antimissile qui avait plus ou moins été écarté après la chute du communisme refait maintenant surface, défendu bec et ongles par la politique guerrière des faucons du Pentagone.

À la suite des événements du 11 septembre 2001, l’actuel président des États-Unis, George W. Bush, s’est retiré du traité ABM (Anti-Ballistic Missile Treaty), prétextant son inutilité dans un contexte d’après-guerre froide.

Son retrait lui donne carte blanche pour développer une nouvelle mouture du projet et, ainsi, remettre sur les rails l’infernale spirale de la course aux armements. Il semble même que, malgré l’opposition d’une majorité de la population, le gouvernement canadien envisage la possibilité de se ranger derrière Bush.

On évalue qu’il en coûtera au minimum entre 60 et 100 milliards de dollars américains afin de réaliser le bouclier antimissile que souhaite construire le président Georges Bush.

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