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Encyclopédie collective / Série IV / Le rêve de Madame

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Le rêve de Madame

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Danseurs de ballet

Avant les années 50, plusieurs pratiquaient la danse de façon récréative, mais le ballet comme discipline artistique ne trouvait guère à se représenter dans l’espace social, et les quelques danseurs existants devaient s’exiler pour travailler.

Les choses changèrent lorsque madame Chiriaeff immigra à Montréal en 52, portant en elle son expérience et une passion telle qu’elle allait populariser cet art de la scène.

En fait, madame Chiriaeff n’avait qu’une seule idée en tête : faire danser le Québec.

Les origines de la danse

Cours de danse chinoise

La danse est une activité qui a toujours existé et dont on trouve trace dans toutes les civilisations, à un point tel qu’elle semble innée.

Bien sûr, toutes les sociétés ne lui accordent pas la même valeur, et toutes les danses ne servent pas le même but : certaines danses sont sacrées, d’autres profanes, certaines se veulent artistiques, d’autres plutôt récréatives.

En Occident, la danse a délaissé le caractère sacré pour tranquillement se centrer sur la maîtrise du corps au moyen de gestes stylisés.

Quant au ballet, on en retrouve les premières manifestations à la Renaissance. Il aurait été introduit à la cour de Louis XIV par les maîtres italiens, dans un but de divertissement.

Complément d’information

La danse et l’opinion publique

Danseurs de ballet

Dès les tout débuts de la colonie française, la danse fut considérée comme péché par l’Église et sa pratique, interdite, pouvait parfois aller jusqu’à entraîner l’excommunication. Certaines danses étaient jugées pires que d’autres : celles que l’on qualifiait de lascives étaient tout simplement immorales, tandis que les folkloriques étaient tolérées.

Évidemment, les gens ne cessèrent pas pour autant de pratiquer cette activité, comme en fait foi la tradition des reels et autres gigues. Le ballet, lui, était réservé à la formation des enfants des familles aisées.

Néanmoins, la danse demeurait à peu près absente des scènes qui accueillaient les différents arts du spectacle. C’est dans ce contexte que s’inscrivirent les premiers efforts de madame Chiriaeff qui, dès 1952, travailla à populariser cette pratique et à l’inscrire dans une tradition professionnelle.

L’influence des Ballets russes

Danseuse de ballet

L’évolution du ballet doit beaucoup au succès qu’obtinrent les Ballets russes dans le Paris du début du XXe siècle. Dirigée par Serge de Diaghilev et comptant les célèbres danseurs Anna Pavlova et Vaslav Nijinski, la troupe fit tout un tabac et vit sa réputation circuler partout autour du globe.

En 1913, les Ballets russes présentèrent Le Sacre du printemps sur une musique d’Igor Stravinski. Cette œuvre importante, chorégraphiée par Nijinski, innova autant qu’elle dérangea. Reconnus pour leur maîtrise technique et pour leur avant-garde, les Ballets russes accueilleront aussi George Balanchine.

Émigré ensuite aux États-Unis, ce prolifique chorégraphe fut considéré comme l’un des artistes les plus importants du XXe siècle. Les œuvres montées par cette troupe influente ont profondément marqué la pratique moderne du ballet.

Les Ballets russes

Chaussons de danse

La célèbre troupe de danse des Ballets russes exerçait un tel ascendant que plusieurs Canadiens changèrent leur nom pour lui donner une consonance russe.

Ce fut le cas, entre autres, du professeur et chorégraphe Maurice Lamarre, devenu Maurice Morenoff.

Fernand Nault

Répétition des Grands Ballets Canadiens

L’évolution de la danse s’est en quelque sorte faite pas à pas, au fil des innovations. Différents chorégraphes se sont succédé aux Grands Ballets Canadiens, mais c’est l’arrivée de Fernand Nault qui lança la carrière internationale de la compagnie.

Le célèbre danseur canadien travaillant aux États-Unis fut recruté par madame Chiriaeff. Rapidement, il devint le chorégraphe attitré de la troupe et collabora à sa direction artistique en y incluant des œuvres d’ici. On lui doit le populaire Casse-Noisette, ballet présenté depuis une quarantaine d’années.

Sur un tout autre registre, il fut aussi le maître d’œuvre de Tommy, un ballet rock novateur créé sur une musique de The Who. De telles initiatives contribuèrent à populariser la danse auprès d’un jeune public ainsi qu’à ouvrir le milieu à une esthétique plus contemporaine.

La modernisation de la danse

Danseuse de ballet

Plusieurs compagnies ont contribué à diversifier les pratiques de la danse au Québec, quittant ainsi la seule tradition du ballet classique et les codes stricts qui le structurent.

Par exemple, l’École de danse moderne du Québec fut fondée en 62 par Françoise Riopelle et Jeanne Renaud. Puis, en 66, cette dernière mit sur pied, avec Peter Boneham, le Groupe de la Place Royale. En parallèle, Martine Époque créa le Groupe Nouvelle Aire en 68, d’où seront issus plusieurs chorégraphes majeurs oeuvrant en danse contemporaine.

Ces troupes furent des lieux importants d’expérimentation, des laboratoires interdisciplinaires où se pensait une nouvelle esthétique, influencée entre autres par les avancées technologiques et musicales. En fait, la danse moderne posa les assises de ce qui allait devenir la nouvelle danse.

La danse moderne

Danseurs

À la suite des avancées faites conjointement par les différentes troupes de danse moderne, un processus d’hybridation entre les domaines artistiques et un courant d’innovation inspirèrent les chorégraphes, entraînant l’émergence d’une avant-garde internationalement reconnue.

De nombreuses petites troupes apparurent, chaque chorégraphe développant son univers, présentant sa vision, signant sa création. Pour n’en nommer que quelques-unes, mentionnons la célèbre compagnie La La La Human Steps, dirigée par Édouard Lock et où oeuvrait l’impressionnante Louise Lecavalier, celle de Jean-Pierre Perreault, Montréal Danse, Sylvain Émard Danse, O’Vertigo Danse, Flak, etc.

La liste pourrait s’allonger encore longtemps ; le milieu de la danse étant un terreau exploratoire particulièrement fertile.

Le sous-financement du milieu de la danse

Chaussons de danse

Si la culture en général souffre de sous-financement chronique et que les artistes sont parmi les moins bien rémunérés de notre société, le milieu de la danse, lui, est peut-être encore plus mal en point, tant à cause des salaires de misère octroyés aux interprètes qu’en raison de la brièveté de leur carrière.

Selon un rapport produit par le Regroupement québécois de la danse, en 2000, 63 % des interprètes ont fait moins de 15 000 $ de revenus tirés de leurs activités professionnelles en danse, 70 % d’entre eux sont des travailleurs autonomes et près des deux tiers cumulent plus d’un emploi pour arriver.

Par ailleurs, le manque d’argent n’affecte pas que les individus. Faute de financement, le Festival international de nouvelle danse (FIND), dont l’importance et la réputation internationale n’étaient plus à faire, a dû cesser ses activités en 2004.

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