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Histoires oubliées

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Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

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Encyclopédie collective / Série V / Le père d’un peuple

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Le père d’un peuple

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Village de Saint-Fabien

Né de parents québécois sur une ferme de Saint-Fabien, Joseph Jean décide de consacrer sa vie à Dieu alors qu’il étudie au Séminaire de Rimouski.

Pour répondre aux besoins religieux des immigrants ukrainiens de plus en plus nombreux et se sentant interpellé par leur sort, il part vers cette région d’Europe orientale afin d’y apprendre la langue.

Il consacrera toute sa vie à aider ce peuple, sous la domination des empires russe et austro-hongrois. Au cœur de la Première Guerre mondiale, il militera pour l’indépendance de l’Ukraine, devenue pour lui une véritable mère patrie.

Joseph Jean

Pierre tombale de Joseph Jean

Joseph Jean, né François-Joseph-Victorien Jean, a vu le jour le 19 mars 1885 dans le petit village de Saint-Fabien. Alors qu’il étudie au Séminaire de Rimouski, on demande de jeunes prêtres pour s’occuper de certaines paroisses habitées par des immigrants ukrainiens.

C’est en lisant une brochure sur leur difficile situation qu’il se décide à quitter le Canada afin d’apprendre la langue ukrainienne. Il se rend à Krekhiv, en Europe, en 1910, où il restera deux ans.

Revenu au pays, il dit la messe en slavon pour les fidèles ukrainiens. Désireux de devenir moine, il retourne en Europe. Malheureusement, la Première Guerre mondiale éclate et l’Ukraine est mise à feu et à sang, et déchirée entre les Autrichiens, les Polonais, les Hongrois et les Russes.

Joseph Jean passe alors tout son temps à aider les blessés et les réfugiés. Parlant plusieurs langues, il devient également traducteur pour le président du pays et milite pour son indépendance.

De 1920 à 1922, il siège à la Société des Nations à Genève où il continue de défendre les droits des Ukrainiens. La tension monte et, en 1925, il doit quitter son pays d’adoption. Au Canada, il consacre toute son énergie à tenter d’établir une colonie ukrainienne en Abitibi : Sheptetsky, et plus tard à développer des communautés dans l’Ouest.

À Mundare, en Alberta, il contribue également à la création d’une collection d’objets de valeur rapportés de ses nombreux voyages. C’est là qu’il pousse son dernier soupir le 8 juin 1972.

L’Ukraine

Ukraine

Située en Europe de l’Est, l’Ukraine partage sa frontière avec sept pays : la Russie, le Belarus, la Pologne, la Slovaquie, la Hongrie, la Roumanie et la Moldavie.

À lui seul, le territoire couvre 603 550 km2, ce qui en fait l’un des plus grands pays européens. Plus de 51 millions d’Ukrainiens y habitent, dont 2,6 millions dans la capitale, Kiev. On y parle majoritairement l’ukrainien, le russe et le tatar et on paie à l’aide de la hrivna.

La situation politique de l’Ukraine

Extermination par la faim en Ukraine

Peuplée par des tribus slaves au IXe siècle, l’Ukraine a toujours été en proie à une situation politique plutôt houleuse. Sous domination étrangère la plupart du temps, elle doit sans cesse lutter pour son indépendance.

Tour à tour annexé à la Russie moscovite et offert en partie à l’Autriche, ce pays d’Europe de l’Est tente, pendant la Première Guerre mondiale, de se libérer du contrôle du gouvernement bolchevik et de l’empire austro-hongrois, sans succès durable.

Pendant le règne de Staline, l’Ukraine est victime d’une horrible « extermination par la faim », une famine créée de toutes pièces par le dictateur de 1932 à 1933. Plusieurs millions d’Ukrainiens sont ainsi exterminés et punis d’avoir souhaité l’indépendance de leur pays.

Une dizaine d’années plus tard, c’est l’Allemagne qui massacre et pille le peuple persécuté. La situation s’améliore vers 1989, alors que le régime soviétique s’allège. C’est finalement en 1991 qu’est proclamé ce que les Ukrainiens désiraient depuis si longtemps : l’indépendance de leur pays.

Les immigrants ukrainiens au XIXe siècle

Champ agricole

À la fin du XIXe siècle, alors qu’elle est déchirée entre l’empire austro-hongrois et la Russie, l’Ukraine subit une importante crise politique et économique. Pris au piège, des milliers de gens tentent de quitter le pays pour s’établir ailleurs, où l’avenir leur semble plus prometteur.

Le Canada accueille plusieurs d’entre eux, principalement dans les plaines de l’Ouest. À cette époque, les immigrants ukrainiens sont attirés par le prix dérisoire des terres. En effet, on peut se procurer une terre de 160 acres pour seulement 10 dollars !

Complément d’information

La religion des immigrants ukrainiens au XIXe siècle

Église catholique ukrainienne

La majorité des immigrants venus s’établir au Canada au XIXe siècle étaient d’allégeance catholique. Toutefois, étant issues des rites ruthènes ou grecs orthodoxes, certaines de leurs pratiques religieuses étaient différentes de celles de leur pays d’accueil.

Ainsi, l’autorisation du mariage des prêtres et l’interdiction de mettre des statues dans les églises horrifiaient les autorités religieuses canadiennes. La langue posait également un problème de taille. Bien décidé à nourrir la foi de ces gens arrivés sans leurs leaders religieux, on forma des prêtres pour célébrer la messe en slavon, la langue liturgique des Ukrainiens.

L’immigration au Canada

Paysage de l'Alberta

Territoire aux vastes contrées, le Canada a toujours eu besoin de l’immigration pour augmenter ses effectifs. En effet, la grande majorité des Canadiens semble avoir oublié que ses ancêtres étaient eux-mêmes issus d’immigrants français ou anglais arrivés il y a plusieurs siècles.

À la suite de la découverte du Canada, les autorités coloniales misent peu sur le peuplement de ce nouveau territoire. Petit à petit, l’exploitation des ressources naturelles, l’ambition de christianiser les Autochtones et l’assurance de la légitimité face au territoire les poussent à y envoyer des colons. À l’époque de la Conquête, on estime que la Nouvelle-France compte environ 65 000 habitants !

Plus tard, l’indépendance américaine pousse de nombreux loyalistes à fuir la nouvelle république pour s’établir au Canada.

Le pays accueille également de plus en plus de familles en provenance de l’Angleterre, de l’Écosse et de l’Irlande, d’ailleurs en proie à une violente famine. Puis, graduellement, des immigrants d’autres pays viennent s’installer en Amérique du Nord, formant parfois des quartiers ethniques.

Vers la fin du XIXe siècle, on valorise beaucoup l’agriculture et on encourage les gens à s’établir dans les Prairies canadiennes en leur offrant des terres dites fertiles et peu chères.

On assiste dès lors à une véritable migration vers l’Ouest de la part des Canadiens déjà établis, mais également de gens de partout à travers le monde. Choisissant souvent de s’établir dans les grandes villes, les immigrants étrangers se heurtent parfois à la méfiance des habitants et aux dures conditions de vie des quartiers ouvriers.

En 1978, une loi est promulguée pour aider les immigrants qui fuient leur pays ou qui veulent s’installer au Canada pour des raisons jugées « valables » par le gouvernement. C’est le début des lois et des réglementations modernes concernant l’immigration.

Ainsi, chaque année, un certain nombre de gens de toute origine ethnique peuvent venir vivre au Canada.

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