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Encyclopédie collective / Série IV / Le passage d’Amundsen

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Le passage d’Amundsen

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Habitants du Nord

De tout temps, des explorateurs ont tenté de repousser toujours plus loin les limites de l’inconnu.

Caressant le rêve de franchir le premier le passage du Nord-Ouest qui relie, par le nord, l’Orient et l’Occident, Roald Amundsen s’embarque pour un voyage au long cours sur son navire, le Gjöa. Son équipage et lui déboucheront sur le Pacifique en 1906.

Parti de la Norvège trois ans plus tôt, le navigateur jette d’abord l’ancre pour l’hiver dans une petite baie au sud de l’île du Roi-Guillaume, qu’il nomme Gjoa Haven.

L’équipage norvégien tisse rapidement des liens avec eux et tente d’apprendre leurs us et coutumes, qui s’avéreront d’une grande utilité lors d’expéditions futures.

On dit que les relations et les échanges entre les Inuits et les Norvégiens se passèrent très bien, à tel point que certains Inuits revendiquent encore fièrement leur filiation avec Amundsen.

La recherche d’un passage entre l’Atlantique et le Pacifique

Passage entre l'Atlantique et le Pacifique

Si l’on peut affirmer que les premiers explorateurs de l’Arctique sont les Inuits, qui y résident depuis des milliers d’années, le Grec Pythéas s’avère, quant à lui, le premier à en donner une description, au IVe siècle av. J.-C.

Il faudra attendre longtemps et voir se développer la cartographie avant que ne soit ouvert le passage du Nord-Ouest reliant l’Atlantique et le Pacifique.

Initiée vers le XVIe siècle dans le but de trouver une solution de remplacement à la route des Indes (alors contrôlée par les Espagnols et les Portugais) et stimulée au XVIIIe siècle par un engouement pour l’exploration scientifique, la découverte de cette voie maritime en entraîne d’autres dans son sillage : celle de l’Arctique et de ses habitants.

Le passage du Nord-Ouest

Trajet de l'Amundsen, première phase

Bien que plusieurs navigateurs s’y soient essayés avant lui, tels Sir William Edward Parry, qui dut rebrousser chemin face à une barricade de glaces, et Sir John Franklin, qui y resta pris et mourut gelé, c’est le Norvégien Roald Amundsen, aidé de son équipage, qui réussit à franchir le premier le passage du Nord-Ouest sur son navire nommé Gjöa, en 1906.

Mais là ne s’arrêtent pas ses exploits ! Encouragé par la réussite de son entreprise, Amundsen poursuit sa route et atteint avant quiconque le pôle Sud, en 1911. Il vole aussi en dirigeable au-dessus du pôle Nord, en 1926.

Assoiffé d’aventures, Amundsen aura consacré sa vie à repousser encore plus loin les ultimes frontières de la terra incognita.

L’Amundsen

Brise-glace

C’est en août 2003 que fut inauguré l’Amundsen, un brise-glace de la Garde côtière canadienne reconverti en laboratoire de recherche scientifique.

Destiné à l’étude de l’écosystème arctique et de l’impact des changements climatiques, l’Amundsen s’est immobilisé durant l’hiver non loin de l’île du Roi-Guillaume, là même où le célèbre navigateur qui donne son nom au navire avait hiverné quelque cent ans plus tôt.

Affilié à ArticNet, un centre international de recherche scientifique, le projet fait converger 145 spécialistes de divers domaines en provenance de 41 universités du monde.

Outre l’avancement des connaissances scientifiques, il se veut aussi une façon d’affirmer la souveraineté canadienne dans les eaux de l’Arctique.

Le dégel du passage du Nord-Ouest

Paysage nordique

Un dégel du passage du Nord-Ouest durant la saison estivale est à prévoir dans les prochaines années. Cette situation aura pour effet d’accroître le trafic maritime dans la région et d’augmenter encore la présence de facteurs polluants.

Les habitants du Grand Nord

Prestation de chants de gorge

Le Grand Nord canadien fascine les habitants du sud autant qu’il les confronte à leur propre ignorance quant à ce qui se passe au-delà du 60e parallèle.

Si l’immensité des espaces, la rudesse du climat et le mode de vie séculaire ont une résonance quasi mythique dans l’imaginaire des Occidentaux, il ne faudrait pas oublier que la sédentarisation, les développements technologiques et des changements administratifs importants sont autant de facteurs qui ont eu un impact sur les mœurs des Autochtones du Nunavut.

Bien que les Inuits soient restés fidèles à certaines de leurs coutumes ancestrales, ils ont aussi intégré de nouvelles réalités et se sont dotés de structures sociales et d’institutions leur permettant d’assumer une relative autonomie politique.

Indépendamment des différentes régions qu’ils habitent, les Inuits peuplant l’ensemble de la zone circumpolaire ont beaucoup en commun.

La région circumpolaire

Paysage circumpolaire

Le Canada, le Danemark (Groenland), la Finlande, l’Islande, la Norvège, la Russie, la Suède et les États-Unis (Alaska) font tous partie de ce que l’on nomme la « région circumpolaire ».

La création du Nunavut

Inuit pêchant sur la glace

Suite à de longues négociations, c’est le 1er avril 1999 qu’est officiellement créé le Nunavut, qui signifie « notre terre » en inuktitut. On estime que près de 29 000 personnes, dont 60 % ont moins de 25 ans, résident sur ce territoire occupant le cinquième de la superficie canadienne.

Couvrant une bonne partie du nord du pays au-delà du 60e parallèle, le Nunavut ne possède aucune route reliant ses 26 collectivités. Le vaste paysage, essentiellement composé de toundra, possède le plus long littoral au monde.

Traditionnellement, les Inuits vivaient de la chasse, de la trappe et de la pêche. Si ces activités ont toujours cours, le tourisme et l’art amérindien tendent à devenir des moyens de subsistance parallèles.

La création du Nunavik

Enfants inuits sortant de l'école

Nommé « l’endroit où l’on vit » par ses habitants, le Nunavik couvre environ le tiers de la superficie du Québec, soit la partie s’étendant au nord du 55e parallèle.

Depuis 1999, sa population a une relative autonomie politique. Habité principalement par les Inuits depuis plus de 4 000 ans, le Nunavik compte une quinzaine de villages et quelque 10 000 résidants. Ceux-ci ont vu l’arrivée de l’homme blanc (surtout des missionnaires et des marchands de fourrures) influer sur leur mode de vie.

En 1950, les Inuits se sédentarisent et des écoles s’ouvrent, où s’enseigne leur langue : l’inuktitut. D’autres changements importants s’ajouteront, comme le développement de différents projets hydroélectriques, qui entraîne la signature de la Convention de la Baie-James en 1975.

Le réchauffement de la planète

Coucher de soleil

Si le réchauffement de la planète est un problème incontournable et qu’il est admis, de façon quasi unanime, que son processus est irréversible, il n’en demeure pas moins que les répercussions graves et parfois surprenantes qu’il entraîne sur l’équilibre fragile de la nature ne font que commencer à se faire sentir.

Nul besoin d’être pessimiste pour s’en inquiéter !

En effet, même advenant un renforcement spectaculaire de la volonté politique mondiale, il reste que les trous dans la couche d’ozone n’iront pas en diminuant.

Nous commençons à peine à mesurer les conséquences des gestes posés il y a 20 ou 30 ans et, dans l’insouciance qui caractérise nos sociétés occidentales, nous continuons de foncer plein gaz vers une impasse écologique !

Complément d’information

Le dégel du pergélisol

Paysage nordique

Étant par nature un milieu extrêmement sensible aux conséquences de l’activité humaine, l’Arctique subit déjà les effets néfastes des changements climatiques.

Un des problèmes majeurs concerne le pergélisol, une couche terrestre de 50 à 200 mètres de profondeur qui tout à la fois climatise la planète et cimente le sol.

En principe, le pergélisol devrait être gelé en permanence dans sa quasi-totalité. Le hic, c’est que le réchauffement de la planète est en train de le faire fondre, ce qui entraîne de graves problèmes écologiques.

Parmi ceux-ci, mentionnons la probabilité que le dégel du pergélisol libère les gaz toxiques qui y sont emprisonnés, ce qui accroîtrait encore l’effet de serre; également que les glaciers ne cessant de rapetisser, des glissements de terrain seraient à prévoir, ce qui menacerait la survie des bêtes et le mode de vie des peuples nordiques.

Le pergélisol couvre la moitié de la surface terrestre du Canada, soit un peu moins de 10 000 000 km2.

La situation écologique de l’Arctique

Station radar

À cause de son éloignement et de sa faible densité de population, on a longtemps négligé de s’inquiéter du sort réservé à l’Arctique.

Entraînés par les courants marins et poussés par les vents, les multiples polluants partent des régions du sud et viennent se déposer sur les calottes de glace, contaminant l’écosystème et la chaîne alimentaire, réduisant la couche d’ozone et, conséquemment, aggravant encore la situation.

L’exploitation pétrolière, les fuites des gazoducs, les déchets industriels et militaires ainsi que les essais nucléaires en sol polaire sont tous des éléments qui s’ajoutent à la problématique.

Si les polluants sévissent sur toute la planète, le froid qui caractérise la région ralentit leur décomposition, ce qui vient accroître la fragilité d’un écosystème déjà menacé.

Le potentiel éolien de l’Arctique

Poudrerie

Si la situation environnementale est critique en Arctique comme ailleurs, un vent d’espoir souffle néanmoins sur les terres du Nord.

Des chercheurs rattachés au Service météorologique du gouvernement canadien ont dressé une carte du potentiel éolien et ont conclu que le Grand Nord québécois recèlerait trois des sites les plus prometteurs du Canada.

Considérant que la forte vélocité, la constance des vents et la possibilité de raccorder les parcs sur les réseaux hydroélectriques déjà existants constituent des conditions favorables, il serait possible de produire, en énergie éolienne, au moins autant que ce qui se fait en électricité.

Les « inukshuk »

Inukshuk

On appelle « inukshuk » cette construction de pierre qu’on utilise afin de baliser le territoire et de témoigner d’une présence humaine.

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