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Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

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Encyclopédie collective / Série IV / Le coeur des Laurentides

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Le coeur des Laurentides

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Statue du Curé Labelle

La région des Laurentides, que le curé Labelle appelait aussi la « Suisse du Canada », étend sa frange montagneuse à la limite méridionale du Bouclier canadien.

D’abord investie aux seules fins de l’exploitation forestière, elle voit débarquer des hordes de bûcherons qui la pillent quasi sans merci. Puis l’entreprise de colonisation débute vers la fin du XIXe siècle, voyant apparaître les uns après les autres les villages dont avait rêvé le visionnaire curé Labelle.

Avec la construction d’une ligne de chemin de fer, qui ouvre le territoire et facilite les échanges, la région des Laurentides diversifie ses activités et développe rapidement une vocation touristique.

Les premiers habitants des Laurentides

Amérindiens

Avant la colonisation, les Algonquins vivaient déjà dans la vallée des Outaouais. Les Weskarinis, tribu nomade que les Français appelèrent « Petite-Nation », contrôlaient l’actuel territoire des Laurentides et de l’Outaouais, qu’ils sillonnaient au gré des saisons, se dispersant en petits groupes pour chasser le gibier durant l’hiver, puis se rejoignant près des rivières plus au sud en été, pour la pêche et la cueillette.

À l’arrivée des Français, leur positionnement stratégique leur conféra un rôle privilégié dans la traite des fourrures, ce qui attisera les rivalités et leur causera de lourdes pertes.

Les historiens croient que les Algonquins descendent des Laurentiens (ou Bouclériens), premier peuple ayant vécu dans cette région quelque 4 000 ans avant J.-C. Il reste maintenant un peu plus de 8 600 Algonquins au Québec.

Le mont Tremblant

Habitation amérindienne

Les Algonquins appelaient le mont Tremblant Manitonga Soutana, parce qu’ils croyaient qu’il était habité par le Grand Manitou, l’esprit qui faisait trembler la montagne lorsque quelqu’un en troublait la tranquillité.

La colonisation des Laurentides

Relief du Mont-Tremblant

Vers la fin du XIXe siècle, suite à la Conquête et à l’essor de l’industrie forestière, le curé Antoine Labelle lance un vaste projet de colonisation des Laurentides, afin de contenir l’emprise politique, économique et religieuse des Anglais ainsi que l’exode massif des Canadiens français vers les États-Unis.

Décidé à préserver la culture catholique francophone et à aider le peuple en leur fournissant du travail et des terres, c’est avec une rare détermination que Labelle ratisse la région pour y fixer l’emplacement des futurs villages.

Convaincu que le train est essentiel au développement social, touristique et commercial, ce visionnaire en dessine le tracé et se bat pour qu’un chemin de fer relie Montréal et le Nord. Avant de mourir en 1891, le curé Labelle aura fondé 20 paroisses.

Les voies de transport dans les Laurentides

Route asphaltée

S’il est indéniable que la création des réseaux ferroviaires a joué un rôle crucial dans le développement du pays, il est vrai aussi que leur avènement cause l’essor de l’industrie touristique dans les Laurentides.

Suite à la construction, en 1876, du premier tronçon reliant Saint-Jérôme et Montréal, d’autres segments s’ajoutent pour terminer la ligne à Mont-Laurier, en 1909. À partir de 1920, des hordes de skieurs sautent dans les « trains de neige » pour aller dévaler les quelque 1 600 kilomètres de pistes de ski réparties sur le territoire régional.

C’est la popularité de l’automobile et la construction des routes qui signeront l’arrêt de mort du « P’tit train du
Nord ». En 1981, le transport de passagers cesse, puis la ligne ferme complètement en 1990.

La montagne qui guérit

Cours d'eau en forêt

Si l’attrait des Laurentides est lié à la splendeur de ses paysages, la qualité de l’air, favorisée par les montagnes, en fait aussi un lieu de convalescence prisé par les malades atteints de troubles respiratoires.

À la fin du XIXe siècle, la tuberculose fait des ravages, se répandant d’autant plus vite que les logements sont souvent insalubres et surpeuplés. Au Québec, elle fauchera jusqu’à
12 000 vies par an.

Afin de pallier la situation, un premier sanatorium s’ouvre à Sainte-Agathe-des-Monts, en 1911, bien que d’autres cliniques aient vu le jour antérieurement. La virulence de l’épidémie entraînera la multiplication des centres – on en compte 101 au Canada en 1953. Mais à cette date, une baisse de leur fréquentation coïncide avec la découverte d’un vaccin. On craint maintenant un retour de la maladie.

Complément d’information

Les premiers pas du ski au Québec

Téléphérique

C’est au début du XXe siècle que le ski est popularisé au Québec, et l’engouement qu’il inspire ira en s’accroissant. Grâce au train qui irrigue comme une artère le cœur des Laurentides, le tourisme afflue.

C’est vers 1920 que le Norvégien Herman Smith Johannsen, dit « Jackrabbit », débarque dans les Laurentides. Dès 1932, il organise la célèbre course Kandahar, qui popularise le sport et donne à la région sa renommée. Il trace aussi la Maple Leaf, la première piste de ski de randonnée.

En 1939, un riche Américain, Joe Ryan, arrive sur les lieux. Ébloui par la splendeur de la montagne, il achète les terres du gouvernement, y construit le premier remonte-pente et ouvre le Mont Tremblant Lodge.

Ce sera le début d’une longue aventure qui transformera ce domaine quasi sauvage en centre de villégiature.

Le nom « Laurentides »

Paysage des Laurentides

C’est en 1845, dans son Histoire du Canada, que l’historien François-Xavier Garneau attribue le nom de « Laurentides » à la région, en raison de la chaîne de montagnes qui la constitue et qui longe le fleuve Saint-Laurent.

La création du Parc de la Montagne Tremblante

Paysage des Laurentides

Dans la foulée du projet de construction d’un sanatorium sur les terres de la montagne, c’est en 1895 que le gouvernement provincial crée officiellement le Parc de la Montagne Tremblante.

Bien qu’à cette époque le territoire de quelque 15 000 acres soit qualifié de « réserve naturelle », les activités de chasse et de pêche (clubs privés) ainsi que l’exploitation forestière y vont bon train. Les bûcherons coupent du bois en quantité, qui est transporté d’abord au moyen de la drave, ensuite par le train, et qui sert à approvisionner l’Angleterre ainsi que les villes canadiennes.

Ce n’est qu’en 1981 que sera interdite l’exploitation commerciale et industrielle des ressources naturelles du lieu, suite à l’adoption de la Loi sur les parcs qui crée officiellement l’entité récréative du Parc du Mont-Tremblant.

La conservation du mont Tremblant

Paysage des Laurentides

Suivant le Sommet de la Terre à Rio, en 1992, le Canada s’engage à signer la Convention sur la diversité biologique et l’utilisation durable des ressources naturelles. Afin d’atteindre cet objectif, le gouvernement du Québec propose, en 1995, de modifier le statut du mont Tremblant pour en faire un parc de conservation. Ainsi, une refonte du zonage a lieu, afin d’accroître les espaces destinés à la sauvegarde des espèces.

Depuis, le Parc du Mont-Tremblant s’étend sur 1 510 km2 et représente, à lui seul, 20 % des aires protégées de la province. Plus grand parc du réseau québécois, il recèle quelque 400 lacs, des bassins hydrographiques d’importance (rivières Rouge, Matawin et l’Assomption) et plusieurs espèces, tant animales que végétales, considérées comme rares ou menacées.

Le développement récréatif au mont Tremblant

Rue de Mont-Tremblant

C’est avec l’ouverture du Mont Tremblant Lodge et la construction d’un remonte-pente que l’endroit devient une véritable station de ski et affirme ainsi sa vocation récréative. Après la mort de l’instigateur du projet, Joseph Bondurant Ryan, trois propriétaires se relaieront avant qu’Intrawest n’acquière le complexe en 1991.

Depuis lors, le plus grand domaine skiable de la province accueille chaque année quelque deux millions de visiteurs, qui peuvent profiter des richesses naturelles du Parc, visiter le village piétonnier ou pratiquer diverses activités sportives.

Le complexe récréotouristique, possédant le plus haut sommet skiable au Québec (875 mètres), est en constante évolution : au développement du versant sud s’ajoutent ceux des versants nord et « Soleil », où des villages alpins sont aussi prévus.

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