Activer l'ambiance

À visiter

Coffrets DVD

Des coffrets DVD qui traitent de sujets qui vous intéressent.

4
DVD

Faune et flore du Québec
Coffret de 4 DVD
(+ détails) 29,99 $

Histoires oubliées

http://www.histoiresoubliees.ca

Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

Vous consultez :  
Encyclopédie collective / Série IV / Le canal de Soulanges / Le dragage de la Voie maritime / Images des internautes

Images envoyées par les internautes

Le dragage de la Voie maritime

Fondations du canal de Soulanges

Afin de libérer le passage à une flotte dont le tonnage va toujours en augmentant, on a souvent dû recourir au dragage, c’est-à-dire au raclage du fond sédimentaire. Lors de l’aménagement de la Voie maritime en 1959, 87 millions de mètres cubes de sédiments ont été retirés de la seule section du Saint-Laurent.

Si le dragage peut représenter un moyen relativement simple de compenser la baisse des niveaux d’eau et de s’adapter à la taille des flottes, il ne faudrait pas oublier que le procédé entraîne de graves répercussions sur les écosystèmes marin et riverain.

Afin de compléter l’aménagement de la Voie maritime, un chenal de 200 mètres de large et de 11 mètres de profond a dû être creusé dans le tronçon fluvial afin de permettre la circulation des navires océaniques.

Ce couloir a pour conséquence de drainer, durant la saison estivale, jusqu’à
50 % du débit du fleuve, mais aussi d’assécher les milieux humides et les marais en bordure des rives, ainsi que d’empêcher le récurage naturel des berges.

D’ailleurs, le chenal crée une barrière d’eau que certaines espèces de poissons ont de la difficulté à franchir. En effet, suite à l’ouverture de la Voie maritime, on a remarqué une baisse significative des stocks de poissons dans le fleuve.

Se justifiant par une optimisation des écluses des Grands Lacs, les ingénieurs de l’armée américaine caressent, depuis 2002, le projet de draguer à nouveau le chenal maritime, afin de répondre aux futurs besoins des armateurs concernant la circulation des Panamax, ces navires géants de 300 mètres de long.

Si certaines compagnies voient le projet d’un bon œil, aucun ministère de l’Environnement, ni canadien ni américain, n’est invité à l’évaluer. On prévoit qu’à long terme, le dragage du chenal réduirait d’un mètre le niveau d’eau du fleuve.

Si l’actuel premier ministre du Canada, qui fut aussi armateur, semble applaudir à l’initiative américaine, on est en droit de questionner les mobiles qui prévalent dans ses décisions politiques.

En plus de favoriser l’implantation d’espèces exotiques nuisibles comme la moule zébrée et de mettre en péril la survivance des derniers écosystèmes qui animent notre « fleuve aux grandes eaux », il faudrait aussi considérer, dans le processus d’évaluation du projet de dragage de la Voie maritime, certains facteurs tributaires du réchauffement climatique.

En effet, les experts environnementaux prévoient, à moyen terme, une baisse du niveau de l’eau et, conséquemment, une réduction du débit du fleuve. Sachant ceci, des options autres que le dragage pourraient être envisagées, comme un meilleur usage du transport intermodal ou une utilisation intelligente du système de régulation que permettent les barrages déjà existants.

Ajoutez une image à ce paragraphe. Votre participation à l’Encyclopédie collective est importante.

Vous avez des images à nous faire parvenir ? Rien de plus simple ! Vous n’avez qu’à compléter le formulaire ci-dessous.

Les Productions Vic Pelletier se dégagent de toute responsabilité concernant le contenu ajouté par les internautes.

Image:

Le seul format d’image supporté est le JPEG.
Pour obtenir de meilleurs résultats, envoyez une image avec un ratio largeur/hauteur de 4/3.

Titre :
Texte:
Nom :
 

Votre adresse de courrier électronique ne sera jamais affichée sur le site ou vendue à une tierce partie.

Courriel :
 
Rechercher

© PVP interactif / Les Productions Vic Pelletier inc. Tous droits réservés