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Histoires oubliées

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Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

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Encyclopédie collective / Série IV / La tempête du Haut-fond Prince

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La tempête du Haut-fond Prince

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Gardien de phare

Le pilier du Haut-fond Prince fut érigé en 1964 afin d’aider à la navigation, qui est particulièrement difficile au confluent du Saint-Laurent et du fjord du Saguenay. L’un des gardiens de ce phare se remémore ce qui fut peut-être la plus terrible tempête à jamais s’abattre sur le fleuve.

La tempête du Haut-fond Prince

Ciel nuageux

L’endroit fut la scène de ce qui fut peut-être la plus terrible tempête à jamais s’abattre sur le fleuve.

Le cataclysme débuta la veille de Noël 1966 et, pendant 36 interminables heures, une mer absolument déchaînée, secouée par des vents de plus de 100 km/h, pulvérisa les fenêtres, défonça les portes, menaça d’arracher la structure de « la Toupie » et d’envahir chaque ouverture que sa phénoménale puissance libérait devant elle.

Si les gardiens, comme le pilier, réussirent à tenir bon, l’événement ne fut pas sans leur rappeler la précarité des moyens humains en regard de la force des éléments.

Le pilier du Haut-fond Prince

Haut-Fond Prince

Le pilier du Haut-fond Prince fut érigé en 1964 afin de faciliter la navigation, qui est particulièrement difficile au confluent du Saint-Laurent et du fjord du Saguenay, en raison de courants complexes et de nombreux hauts-fonds. Vivant reclus au large de Tadoussac, quelques gardiens s’y succéderont avant son automatisation complète en 1987.

Haut-fond Prince

Maquette de bateau-phare

Avant la construction du pilier, c’était un bateau-phare
(1871-1955) qui indiquait aux navigateurs la présence de hauts-fonds à cet endroit. Le secteur doit son nom au prince de Galles, qui s’y échoua en 1860.

Les orages

Arc-en-ciel et nuages gris

Étant donné le climat canadien, et parce qu’ils sont principalement associés à un prompt soulèvement d’une masse d’air chaud et humide, les orages ont généralement lieu entre avril et octobre, souvent en fin d’après-midi.

C’est l’instabilité de l’atmosphère qui cause ces perturbations. Poussé par une force ascendante, l’air chaud présent à la surface du sol se refroidit en s’élevant, puis l’humidité se condense, formant ainsi une masse de nuages orageux : les cumulonimbus.

La plupart des orages perdent en durée ce qu’ils gagnent en intensité. Souvent, ils sont accompagnés d’éclairs, de tonnerre, de fortes pluies et de vents violents. Après avoir vidé leur trop-plein, ils repartent habituellement vers l’est, à une vitesse relativement faible (35 à 50 km/h).

Les experts estiment que quelque 44 000 orages ont lieu chaque jour sur la planète, lesquels produisent au total une centaine d’éclairs par seconde.

La foudre

Foudre

La foudre est un impressionnant phénomène électrique, un choc statique à grande échelle. De par leur nature, les nuages orageux accumulent des charges électriques : dans le haut du nuage se trouvent les charges positives, et dans le bas, les négatives. Ces charges s’attirent à la manière d’aimants.

Lorsque la quantité d’énergie contenue dans le nuage est trop élevée, un éclair jaillit du bas du nuage et se dirige vers le sol à quelque 40 000 km/s. Si l’éclair ne frappe le sol qu’une fois sur trois, il peut aussi produire un faisceau lumineux en percutant un autre nuage.

On évalue que la foudre est responsable de 20 % des feux de forêt au Canada et qu’elle terrasse en moyenne 16 de ses habitants chaque année.

L’éclair et le tonnerre

Orage à l'Île-aux-Grues

Puisque c’est en se déplaçant que l’éclair produit son grondement, il est possible de savoir à quelle distance est tombée la foudre lors d’un orage. Il suffit de compter les secondes qui séparent l’éclair du coup de tonnerre. Chacune des secondes qui séparent le tonnerre de l’éclair correspond à 300 mètres.

Les ouragans et les tornades

Tempête de sable aux Îles-de-la-Madeleine

Si les ouragans et les tornades ont en commun d’être des manifestations de vents violents, ils sont par ailleurs des phénomènes météorologiques distincts.

La tornade se concentre dans un périmètre restreint et ne dure que quelques minutes. Se présentant sous la forme d’un vortex, elle soulève et emporte les objets sur son passage.

L’ouragan, lui, est un phénomène plus étendu, dans le temps comme dans l’espace. Ce cyclone tropical prend naissance dans des eaux dont la température excède 26,5 ºC. Il s’affaiblit peu à peu au contact de la terre ferme. Pour être considéré comme tel, l’ouragan doit déployer des vents excédant 118 km/h et, de fait, son passage entraîne souvent des ondes de tempêtes et des dommages importants en bordure des rives.

Ouragan, cyclone et typhon

Sable soulevé par le vent aux Îles-de-la-Madeleine

Le terme « cyclone » est utilisé pour l’Atlantique Nord lorsque les vents sont de moins de 119 km/h, celui d’« ouragan » lorsqu’ils sont au-dessus de cette vitesse. L’appellation
« cyclone tropical » est employée pour l’océan Indien, et celle de « typhon », pour le Pacifique.

Les tsunamis

Vagues

Appelés à tort des raz-de-marée (puisque la marée n’y est pour rien), les tsunamis sont des ondes océaniques dues à des perturbations sismiques sous-marines : glissements de terrain, éruptions volcaniques ou tremblements de terre.

Le phénomène survient essentiellement dans le Pacifique, puisqu’à cet endroit l’écorce terrestre est très active. Pour que naisse un tsunami, il faut que le plancher océanique se déplace, soulevant ainsi d’énormes masses d’eau qui se dirigeront vers les côtes.

Au large, les tsunamis peuvent voyager jusqu’à 800 km/h et n’engendrent que de très petites vagues. Par ailleurs, la réduction de la profondeur à l’approche du littoral les amplifie. Elles peuvent alors atteindre 15 m, parfois 30, et même former un mur d’eau avant de s’abattre sur les rives. Le Japon et l’archipel des îles Hawaï sont particulièrement touchés par ce phénomène.

La force des tsunamis

Mer houleuse

Les tsunamis peuvent parcourir des distances considérables. En 1960, un tremblement de terre au Chili causa un tsunami qui, après avoir ravagé la côte chilienne, fit 10 000 kilomètres pour rejoindre Hawaï puis, de là, alla s’abattre sur le Japon et les Philippines, 5 000 kilomètres plus loin. Certains tsunamis ont même déjà fait le tour de la Terre !

La grêle

La grêle

La grêle, souvent associée à de forts orages, est un phénomène pour le moins impressionnant. Elle se forme lorsque les gouttelettes d’eau sont transportées par des courants ascendants dans des zones très froides de l’atmosphère. C’est là qu’elles gèlent.

Lorsque les grêlons deviennent trop pesants pour se maintenir dans les airs, ils retombent au sol à une vitesse pouvant atteindre 130 km/h. Le diamètre des grêlons varie habituellement entre 5 et 50 mm, mais on en a déjà vu, au Canada, de la taille d’un pamplemousse. Quand ils ont moins de 5 mm, ils prennent le nom de grésil.

L’Ouest du Canada est une région particulièrement affectée par ce phénomène, qui peut s’avérer très destructeur. Afin de ménager les biens matériels et les cultures, un projet d’ensemencement de nuages a été instauré.

El Niño

Forêt tropicale et ciel pluvieux

Tout le monde a déjà entendu parler de El Niño (« l’Enfant Jésus »), mais peu de gens savent que ce courant, responsable du réchauffement des eaux du centre et de l’est du Pacifique, est l’événement climatique le plus important après le changement des saisons.

À intervalles irréguliers, la pression barométrique s’accroît aux environs de l’Indonésie pendant qu’elle diminue en Amérique du Sud, et inversement. Cet effet de balancier, nommé
« oscillation australe », fut découvert par Gilbert Walker dans les années 20. Quarante ans plus tard, Jacob Bjerknes fit le lien entre cet événement et le réchauffement des eaux.

Ainsi, la baisse de pression atmosphérique en Amérique du Sud entraîne l’affaiblissement des alizés (vents forts) et crée des conditions idéales pour que s’implante là un El Niño.

El Niño possède un cycle de vie d’environ 18 mois et présente des intensités comme des effets variables. Étant donné leur interrelation, un déséquilibre d’un des éléments tend à se répercuter sur l’ensemble de l’écosystème.

Par exemple, le réchauffement des eaux au large du Pérou influence le courant-jet et fait dévier les tempêtes : certaines régions subissent alors des inondations, d’autres sont frappées de sécheresse, les ouragans se multiplient, les précipitations deviennent plus abondantes, les poissons migrent vers le nord, les coraux sont menacés, etc.

Évidemment, il existe aussi quelques avantages : il semblerait qu’en Amérique du Nord, El Niño pourrait adoucir les rigueurs de l’hiver.

La Niña

Phénomène de <i>La niña</i>

On utilise aussi le terme El Viejo, qui signifie « le vieillard », lorsque l’on veut désigner autrement La Niña, un phénomène de refroidissement des eaux à l’est et au centre du Pacifique.

Les catastrophes naturelles au Québec

Inondation au Québec

Plusieurs catastrophes naturelles se sont abattues sur le Québec au fil des années. Sans prétendre à un recensement exhaustif, certaines méritent tout de même qu’on les souligne. C’est le cas de l’inondation survenue à Montréal en juillet 1987, qui fut causée par de violents orages. Il était alors tombé jusqu’à 103 mm de pluie en deux heures.

En juillet 1996, cette fois, ce fut au tour du Saguenay de voir s’abattre sur lui des pluies torrentielles (277 mm) qui provoquèrent le pire déluge du siècle au Canada. Les inondations ont causé une phénoménale crue des eaux et des coulées de boue qui ont balayé sur leur passage ponts, maisons, routes, aqueducs, etc. En tout, sept personnes sont mortes et quelque 15 000 autres ont dû être évacuées.

En 1991, la région de Maskinongé et, en 1994, celle d’Aylmer sont toutes deux la cible d’une tornade d’intensité F3 sur l’échelle de Fujita, c’est-à-dire qu’elle déploie des vents d’environ 250 à 330 km/h. Si les dommages furent considérables, on ne dénombre aucun mort.

En janvier 1998, au moment même où un El Niño d’envergure frappait l’Amérique du Sud, le Québec subit la pire tempête de verglas de son histoire, si ce n’est le plus spectaculaire événement climatique à survenir au Canada durant XXe siècle. En cinq jours, il tomba 100 mm de pluie verglaçante sur Montréal, privant d’électricité plus d’un million d’abonnés. En bout de ligne, 27 personnes auront trouvé la mort, principalement en raison d’hypothermie.

Les trombes marines

Orage sur le fleuve Saint-Laurent

Une trombe marine est en quelque sorte une tornade qui se déclenche au-dessus de l’eau. Formée d’un mélange d’air et d’eau, elle se présente sous les allures d’une colonne tourbillonnante qui, au plus fort de son activité, touche la surface aquatique.

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