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Encyclopédie collective / Série V / La mine fédérale

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La mine fédérale

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Monts Chic-Chocs

En Gaspésie, au creux des monts Chic-Chocs, se cache une mine riche en zinc et en plomb. Exploitée principalement entre 1910 et 1920, elle a alimenté l’industrie de la guerre, qui se servait du minerai pour fabriquer maints obus et avions.

Isolés du reste du monde et établis en campements
« autosuffisants », les travailleurs de la mine fédérale vivaient dans des camps de bois rond en plein cœur de la forêt gaspésienne.

L’exploitation minière

Intérieur d'une usine de fonte de Murdochville

Un nombre incalculable d’objets et de constructions que nous voyons chaque jour résulte de l’exploitation minière. Puisés à même le sol, le minerai et la roche prennent de nombreuses formes et résistent très bien au passage du temps. En effet, s’ils sont des ressources non renouvelables, ils peuvent toutefois être recyclés, retaillés ou refondus aisément.

L’exploitation minière ne date pas d’hier. En effet, déjà dans les temps préhistoriques, l’homme primitif utilise la roche pour fabriquer des armes et des outils.

Plus tard, la découverte de certains minerais permet aux premières sociétés de se développer et stimule leur évolution. Ainsi, on passe tour à tour de l’âge de pierre à celui du fer, ou celui du bronze. Au Moyen-Âge, la métallurgie évolue de façon remarquable et gagne en popularité.

À partir de 1627, on se sert d’explosifs pour recueillir plus rapidement le minerai. La demande est de plus en plus forte et l’exploitation minière devient peu à peu une véritable industrie. Les travailleurs des mines se multiplient et affluent même de l’étranger.

Au XIXe siècle, certains minéraux exercent une véritable fascination, comme c’est le cas pour l’or qui soulève un vent de folie à travers toute l’Amérique du Nord.

Les temps modernes voient décliner la demande en minerai, phénomène grandement attribuable à l’exploitation massive des ressources pétrolières. Les mines de charbon, jadis symboles de cette prospère industrie, sont presque désertes. Toutefois, le marché international permet encore à quelques mines à ciel ouvert d’être exploitées un peu partout au pays.

Les mines au Canada

Mine de Murdochville

Le Canada est l’un des plus grands approvisionneurs de minéraux au monde. Il est principalement reconnu pour ses réserves de potasse, de cadmium, de zinc et d’uranium.

À travers tout le territoire, on retrouve 26 variétés de métaux ainsi que 22 types de non-métaux différents. En plus des nombreux endroits où l’on exploite le minerai à ciel ouvert, 250 mines sont réparties sur l’ensemble du pays.

Les mines au Québec

Intérieur de la mine de Murdochville

Jacques Cartier, lorsqu’il vint au Canada à la recherche d’or et de métaux précieux, ramena plutôt en France de la pyrite. Ce fut le début de l’exploitation minière au pays, une industrie qui prit véritablement son envol en 1840, à l’époque de la ruée vers l’or.

Aujourd’hui, de nombreux emplois dépendent de l’exploitation des mines québécoises. Les réserves de minerai représentent une industrie de plusieurs milliards de dollars annuellement. Les plus prospères sont les mines d’amiante d’Asbestos et de Thetford Mines qui, à elles seules, fournissent 20 % de la demande mondiale !

Les dangers du travail de mineur

Charpente de bois cassée à l'intérieur d'une mine

Au XIXe siècle, les conditions de travail des mineurs n’étaient pas très enviables. Leur vie était constamment mise en danger en raison de l’insuffisance des mesures de sécurité et d’un équipement souvent inadéquat.

En plus du risque d’effondrement des mines et de la menace que représentaient les lourds morceaux de minerai, les travailleurs devaient passer leurs journées dans des endroits exigus où la lumière et l’air étaient parfois rares.

L’un des principaux dangers du travail dans les mines était toutefois la propagation de certains gaz nocifs. Particulièrement toxique, du méthane était parfois libéré des parois des mines de charbon.

Lorsqu’il atteignait une certaine concentration et une température donnée, il pouvait exploser, provoquer de véritables catastrophes et même entraîner dans la mort de nombreux travailleurs.

De nos jours, les mines comportent encore certains risques pour les travailleurs. Toutefois, contrairement à la croyance populaire, l’exploitation minière est beaucoup plus sécuritaire. En effet, les employés sont mieux qualifiés et davantage conscients des mesures à suivre et des règlements à respecter.

De plus, l’équipement est plus à même de détecter d’éventuels dangers et la machinerie peut être dirigée à distance, ce qui diminue considérablement les risques d’accidents.

Les canaris dans les mines de charbon

 Tunnel dans la roche

Au XIXe siècle, alors que l’exploitation des mines de charbon battait son plein, il était fréquent de retrouver, au fond des mines, un canari.

Très sensible aux émanations de gaz toxiques, impossibles à détecter pour les hommes ne bénéficiant pas des équipements modernes, le petit oiseau jaune servait d’outil de référence.

Ainsi, lorsqu’il mourait ou s’évanouissait, les mineurs se dépêchaient de sortir de la mine afin d’éviter une explosion ou une intoxication imminentes.

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