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Histoires oubliées

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Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

Texte original

Le boulevard Saint-Laurent de Montréal

Église du boulevard Saint-Laurent

L’histoire du boulevard Saint-Laurent, communément appelé
la Main, remonte à l’origine de la colonie française. Établie en 1672 sous le nom de rue Saint-Lambert, cette voie menait à la campagne une fois la porte Saint-Laurent franchie ; la ville fut fortifiée de pierre en 1717.

En somme, elle est la plus vieille artère municipale en direction nord, et l’axe nord-sud le plus important. À l’époque, les cultivateurs l’empruntaient pour aller vendre leurs produits ou pour s’approvisionner.

En 1792, une trentaine d’années après la Conquête, cette rue devint officiellement la ligne de partage entre l’est et l’ouest de Montréal. Une immigration anglaise, écossaise et irlandaise vint grossir rapidement les rangs de la population. Depuis lors, la Main continue d’être une frontière symbolique délimitant les villes francophone et anglophone.

Vers 1800, le sud de la rue Saint-Laurent séduisait encore la bourgeoisie et abritait le quartier des affaires. Cinquante ans plus tard, avec l’industrialisation et la prolifération des manufactures, cette artère voyait son paysage changer.

Des vagues successives d’immigrants débarquèrent, mais aussi des gens de la campagne venus tenter leur chance en ville et qui, souvent, devenaient une main-d’œuvre bon marché pour les usines de vêtements.

D’abord arrivèrent des Juifs, fuyant les pogroms, des Italiens, puis des Chinois venant de la Colombie-Britannique, suivis des Grecs, des Portugais et, enfin, des Antillais, des Africains, des Latino-Américains et des Asiatiques.

La rue Saint-Laurent a toujours constitué la principale porte d’entrée et une terre d’accueil pour ces nouveaux arrivants. Le caractère cosmopolite, qui a forgé la renommée du boulevard, prend là ses plus profondes racines.

Bien qu’à l’époque les mœurs fussent, du moins en grande partie, soumises à l’emprise du clergé, la nuit venue les interdits se dissipaient et la Main s’animait, séduisant ses visiteurs par les parfums sulfureux des plaisirs illicites qu’elle promettait.

Souvent comparé à un petit Chicago, le Red light devint, au tournant des années 50, un paradis pour la pègre et la prostitution. C’est pourquoi le maire de Montréal, Jean Drapeau, entreprit d’y faire un grand ménage en 1954. Plusieurs clubs furent fermés, entraînant dans un effet domino le déclin de la Main.

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