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Histoires oubliées

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Histoires oubliées est une série documentaire qui s'inspire de faits authentiques, d'événements marquants gravés dans notre mémoire collective.

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Encyclopédie collective / Série IV / Guido Nincheri il maestro

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Guido Nincheri il maestro

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Église

Né à Prato en 1885, Guido Nincheri fuit l’Italie de la Première Guerre mondiale et débarque à Montréal en 1914. Ayant étudié les beaux-arts à Florence, il crée des œuvres monumentales, vitraux fabuleux et fresques splendides, qui ornent de nombreuses églises du Québec, du Canada et des États-Unis.

Inspiré de la Renaissance, Nincheri met tout le raffinement de son art au service de la religion catholique, qui occupe une place prépondérante dans la société de l’époque.

Le château Dufresne, quant à lui, abrite l’une de ses rares œuvres profanes. Dans son atelier, il coordonne la confection de plus de 2 000 vitraux. Nincheri décède à Providence, en 1973, après une longue et prolifique carrière.

L’art du vitrail

Artiste du vitrail

L’art du vitrail nécessite quelques étapes préalables avant de pouvoir iriser l’œil de l’observateur.

D’abord, une maquette à l’échelle 1/10 est élaborée, laquelle sert à fixer la scène, fractionner l’espace, choisir les couleurs et placer les résilles de plomb comme le passage des armatures.

Ensuite, l’artiste effectue un carton, sorte de modèle de la maquette aux dimensions réelles, qui sert au repérage de chacun des morceaux. Suivant le tracé du carton, on reproduit le vitrail sur un calque, à partir duquel seront découpés les modèles qui serviront à fabriquer les pièces de verre.

On doit aussi effectuer le calibrage, c’est-à-dire tenir compte, dans les mesures, de l’agencement entre le verre et les baguettes de plomb.

Ce n’est qu’alors que les pièces peuvent être taillées, souvent au diamant. Une rayure est faite sur le verre suivant le tracé du modèle, puis les parties sont détachées à l’aide d’un petit marteau.

Advenant que le verre doive être repeint, le peintre verrier, s’inspirant de la maquette, applique une couche de grisaille, de jaune d’argent ou d’émail, sortes de finis composites qui se vitrifient sur la pièce, et la fait cuire.

Enfin, tous les morceaux taillés sont mis en plomb, c’est-à-dire sertis dans des baguettes de plomb, lesquelles sont ensuite soudées avec de l’étain avant d’être insérées dans une armature. Le vitrail est maintenant fin prêt pour son installation.

Les origines du vitrail

Découpage du verre

Si le vitrail s’impose de façon évidente au Moyen-Âge, son origine lui est antérieure. Certains affirment que le procédé serait associé à l’avènement de la fenêtre et remonterait aux premiers temps de l’ère chrétienne, peu après l’invention du verre plat par les Romains.

À coup sûr, les écrits mentionnent l’utilisation du verre de couleur au VIe siècle, en parlant de la basilique Sainte-Sophie de Constantinople ou des vestiges retrouvés à Saint-Vital de Ravenne.

Le plus ancien vitrail représentant un personnage, la Tête du Christ, date du Xe siècle et est conservé à Strasbourg. C’est au XIIe siècle que le vitrail connaît son essor : il acquiert un statut privilégié dans l’art religieux et devient un élément décoratif d’importance dans l’architecture des grandes cathédrales.

La place du vitrail dans l’architecture

Vitraux d'église

Le vitrail est un art monumental, à saisir ici au sens littéral. Son évolution suit donc de près celle de l’architecture : au XIIIe siècle, lorsque de nouvelles techniques de construction permettent d’ouvrir davantage les murs, les vitraux deviennent simultanément plus vastes.

Si l’expansion de l’espace occupé par le vitrail accroît son prestige, la nature de sa composition change aussi, bien que les thèmes demeurent liés à l’iconographie religieuse.

Avec l’invention du jaune d’argent (XIVe siècle), le perfectionnement des outils et la diversification des couleurs, les verriers raffinent les détails de leur art, dont les possibilités se multiplient. Tout ceci rapproche peu à peu le vitrail de la peinture. Paradoxalement, le vitrail perd en popularité à ce même moment.

L’évolution de l’art du vitrail

Artiste du vitrail

Le vitrail se fait plus discret après la Renaissance. Si un regain d’intérêt pour le Moyen-Âge le relance au XIXe siècle, c’est le mouvement de l’Art nouveau qui lui redonne véritablement un second souffle.

Ainsi, au début du XXe siècle, la montée de l’abstraction et du fonctionnalisme renouvellent le procédé, qui délaisse le figuratif et adopte une stylisation plus géométrique.

Aux États-Unis, Tiffany invente un verre opalescent, pendant que Frank Lloyd Wright intègre des vitraux à son architecture.

Aux Pays-Bas, sous la direction de Theo Van Doesburg, le mouvement « De Stijl » prône l’abstraction et l’intégration des diverses formes d’art. Son influence se répercutera sur l’école allemande du Bauhaus, où Paul Klee dirigera un temps l’atelier de vitrail.

Le vitrail après la Deuxième Guerre

Vitraux d'église

Le début du XXe siècle est une période relativement faste pour les verriers, entre autres à cause de la restauration des édifices endommagés par la Deuxième Guerre. En effet, des artistes célèbres comme Chagall, Braque ou Matisse sont mis à contribution et font entrer dans les églises, non sans peine, certaines pièces abstraites.

Suite à l’achèvement de la réfection, la seconde moitié du siècle voit le vitrail se tourner vers le secteur privé et, ainsi, devenir un art plus autonome, peut-être aussi plus tenté par l’expérimentation des possibilités techniques puisque libéré de certaines contraintes.

Si le vitrail européen de l’époque trouve encore sa place dans les édifices religieux, celui du continent américain accapare les espaces dits profanes.

Le vitrail dans le monde moderne

Artiste du vitrail

Si la pratique du vitrail fut longtemps cantonnée aux édifices religieux, les dernières décennies ont permis à cet art de trouver sa place dans l’espace public, au cœur même de la cité.

À titre d’exemple, plusieurs stations de métro de la ville de Montréal abritent des vitraux d’artistes québécois importants. C’est le cas des splendides verrières des stations Champ-de-Mars et Vendôme, créations de Marcelle Ferron.

Cette artiste, associée au mouvement automatiste, est une des figures dominantes de l’art contemporain. Elle fut l’élève de Borduas et cosigna le Refus global. On retrouve ses vitraux à différents endroits, dont un en façade du Palais de justice de Granby, et un autre, Soleil de nuit, au centre de cancérologie de l’Hôpital Sainte-Justine.

Quant au métro de Montréal, il recèle aussi bien d’autres trésors. Pour n’en mentionner que deux, notons le vitrail de Frédéric Bach à la station Place-des-Arts et l’œuvre conjointe de Pierre Gaboriau et de Pierre Osterrath à la station Berri-UQÀM.

Bien sûr, un nombre impressionnant de vitraux peuvent aussi être contemplés ailleurs, dans des édifices commerciaux et gouvernementaux, ainsi que dans des résidences privées. En fin de compte, les endroits qui l’accueillent peuvent varier à l’infini, puisque la seule et unique chose dont le vitrail a vraiment besoin pour briller de tous ses feux, c’est de lumière !

Paragraphes soumis par les internautes

Visite de son atelier

Texte de:  Monique St-Onge
Date:  2011-07-04

J'ai eu le plaisir et la surprise de visiter son atelier situé au 1832 Pie-IX à Montréal et ce fut fort intéressant. Puissions-nous avoir de plus en plus d'endroit comme ceci à découvrir. Merci, Monique St-Onge Montréal

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