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Série II /
Femme de coeur en Mauricie
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Le richissime James A. Stillman, président new-yorkais de la National City Bank, accuse sa femme, Anne U. Stillman, propriétaire depuis 1918 d'un domaine en Haute-Mauricie, d'avoir commis une infidélité avec un guide amérindien du Canada. Ce scandale risque de faire du jeune Guy, alors âgé de vingt-huit mois, un bâtard dont les droits de succession seraient sérieusement compromis...
La malédiction de Crippen
Entre le 10 mars 1921 et le 30 septembre 1922, le « procès du siècle » opposa Anne Stillman à son premier mari, le richissime James A. Stillman, président de la National City Bank de New York. Ce dernier accusait sa femme d’avoir commis une infidélité avec un guide amérindien du Canada.
Largement médiatisé, le procès « Stillman contre Stillman » captiva l’attention de la haute société américaine et européenne. La fascination provenait sûrement du fait que le sort du troisième fils Stillman, Guy, un charmant garçon alors âgé de vingt-huit mois, était en cause.
La culpabilité d’Anne Stillman risquait d’en faire un bâtard qui perdrait tous ses droits sur l’héritage éventuel de la famille. Toutefois, la riposte d’Anne Stillman à l’accusation de son mari se révéla à la mesure de l’amour qu’elle éprouvait pour son fils.
Van Bruyssel
Van Bruyssel
Les premiers Américains à s’intéresser aux régions canadiennes furent d’abord de riches industriels qui y découvrirent une surabondance de matières premières et de ressources humaines à exploiter.
Une majorité d’entre eux ne se mêlaient pas aux prolétaires canadiens. Ces derniers profitaient plutôt de la présence des industries américaines pour y trouver un emploi stable. Ils veillaient également à l'entretien des résidences et des domaines appartenant à leurs voisins du sud et s’affairaient à leur servir de guides lors d’activités de chasse ou de pêche.
Elspeth Russell, une femme dans le ciel
Anne Stillman n’était pas une femme comme les autres. Selon des témoignages historiques, madame Stillman était un personnage excentrique. Contrairement à la majorité des Américaines de son époque et de son rang, elle était une femme libre, aventurière et non conformiste. On raconte que la jeune mariée Stillman préférait s’adonner au patinage à roulettes à Central Park plutôt que de côtoyer l’aristocratie américaine.
Lors de ses séjours dans la province de Québec, Anne Stillman parlait français en tout temps. Elle était aussi une adepte des danses carrées canadiennes et elle partageait régulièrement ce plaisir avec les gens de la région. Des témoins racontent qu’elle aimait sincèrement les Canadiens français, avec qui elle passait les trois quarts de l’année.
Madame Stillman surveillait elle-même les travaux et les réparations des camps autour des lacs de son domaine. Elle avait également acheté toutes les terres des colons à dix milles à la ronde afin que ces derniers y demeurent et les exploitent à leur profit. Elle les faisait également travailler sur son domaine et les payait très généreusement.
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