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Encyclopédie collective / Série II / Des prisonniers spéciaux

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Des prisonniers spéciaux

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Bateau de guerre

Durant le second conflit mondial, le Canada semblait bien loin des combats qui faisaient rage en Europe. Pourtant, un grand nombre d'individus ont été incarcérés au pays en tant que prisonniers de guerre.

La bataille du Saint-Laurent

Fleuve Saint-Laurent

La bataille du Saint-Laurent est l’un des épisodes les plus méconnus de la Seconde Guerre mondiale. Elle fait référence aux nombreuses attaques des sous-marins allemands, les U-boats, qui eurent lieu contre les flottes de ravitaillement alliées provenant de l’Est du Canada entre 1942 et 1944.

Le 24 septembre 1942, un arrêté ministériel ordonna l’obscurcissement (dim-out) d’une grande partie du territoire longeant le fleuve Saint-Laurent, de l’île Verte à Douglastown. L’objectif de cette mesure était d’enlever tout point de repère à l’ennemi.

Entre 1942 et 1944, plusieurs sous-marins affectés à l’offensive allemande contre les ports d’embarquement de l’est de l’Amérique participent à l'opération Drumbeat. À partir de son lancement en février 1942, les Allemands ont remporté 48 victoires contre des navires en eaux canadiennes.

En 1943, aucun torpillage n’eut lieu, mais deux sous-marins allemands font incursion dans la baie des Chaleurs, afin d’aider un prisonnier de guerre à s’enfuir du Canada. En 1944, deux navires sont détruits dans le golfe ainsi qu’un troisième qui faisait la navette entre Sydney et Port-aux-Basques.

Au total, la bataille du Saint-Laurent fit plus de 200 victimes chez les forces alliées.

Les prisonniers de la Seconde Guerre mondiale

Prison

La première vague de prisonniers durant la Seconde Guerre mondiale étaient des citoyens canadiens d’origine allemande, japonaise ou italienne, arrêtés et emprisonnés sans procès à titre préventif. De son côté, l’Angleterre rassemblait régulièrement des individus suspects pour les expédier au Canada. Le gouvernement canadien incarcérait également les sympathisants communistes et extrémistes.

À la suite des défaites allemandes, plusieurs civils emprisonnés furent envoyés dans des camps de transition britanniques afin de libérer les cellules pour les soldats et les officiers nazis dans les prisons canadiennes. Bien que le gouvernement canadien ait toujours caché leur existence au reste de la population, de nombreux détenus furent employés dans des camps de bûcherons ou sur des fermes afin d’aider les populations locales.

À la demande du gouvernement britannique, le Canada accueillit quelque 35 000 prisonniers dans une vingtaine de camps. La majorité de ces camps étaient localisés à l’intérieur du corridor Québec-Windsor. La province de Québec en comptait huit à elle seule. L’Australie et l’Inde reçurent aussi des prisonniers de guerre, mais en nombre plus restreint.

Les internés de guerre

Camp de l'île Sainte-Hélène

Pendant la Deuxième Guerre mondiale, les Canadiens d’origine japonaise furent internés dans des camps de la Colombie-Britannique. La communauté japonaise fut d’ailleurs la plus touchée par la Loi sur les mesures de guerre, loi conférant des pouvoirs d’urgence au gouvernement si celui-ci sent la menace d’une guerre, d’une invasion ou d’une rébellion. Au Québec, plusieurs Canadiens d’origine italienne furent emprisonnés à l’île Sainte-Hélène, près de Montréal. Les Allemands et les Autrichiens furent aussi arrêtés.

Les internés de guerre n’étaient pas nécessairement des prisonniers de guerre, mais étaient traités selon les mêmes normes internationales. En enfermant les citoyens d’origine allemande, autrichienne, italienne et japonaise, le Canada souhaitait contrer la menace potentielle que pouvaient représenter les ressortissants de pays ennemis.

Déjà, en 1939, le gouvernement canadien se préparait à appréhender une partie de ces « étrangers ». Pour ce faire, il avait établi, à partir de statistiques qu’il possédait, le nombre de Canadiens d’origine étrangère vivant dans chacune des provinces. Les autorités sélectionnèrent ensuite les personnes à interner lors du déclenchement des hostilités. Ces dossiers démontrent que le gouvernement était loin de l’improvisation dont certains parleront plus tard au sujet de la préparation à la guerre au pays.

Le sort des prisonniers de guerre

Prison

Éloigné du front européen, le Canada constituait un lieu de choix afin d’éloigner les prisonniers allemands du front. La distance semblait rendre impossible un éventuel retour des évadés. L’argument tomba toutefois assez rapidement. Les évadés se dirigeaient vers les États-Unis, alors qu’ils n'étaient pas encore en guerre, afin de rejoindre des Américains d’origine allemande.

Le 7 mai 1945, à la suite de la ratification par les Allemands de l’acte de capitulation, une majorité de prisonniers ne souhaitèrent pas retourner en Allemagne. Le rapatriement dura deux ans, de 1946 à 1947. Sur les 35 000 prisonniers incarcérés au Canada, 162 étaient morts et 600 avaient réussi à s’évader. Ce n’est qu’après la guerre que le Canada reconnut officiellement avoir administré des camps sur son territoire.

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