Avide de connaissances ? Jetez un œil aux DVD thématiques.
4
DVD
Femmes de tête
Coffret de 4 DVD
(+ détails) 29,95 $
Ajouter au panier
http://www.histoiresoubliees.ca
Vous consultez :
Encyclopédie collective /
Série III /
Brion, l’île mystérieuse
Vous aimez ce texte ?
Jetez un coup d'oeil à l'émission
L’appel de la glace
L’« île des fantômes » : Brion pourrait aussi bien s’appeler ainsi. Cette île du golfe du Saint-Laurent est mythique, même pour les Madelinots. C’est un lieu étrange où, pendant plus d’une centaine d’années, vécurent des pêcheurs, des gardiens de phare et surtout les membres d’une famille qui régnait en maître, les Dingwell. Comment ces gens ont-ils pu vivre de façon aussi éloignée et isolée ? Aujourd’hui, cette terre à la fois désertée et paradisiaque respire le mystère.
Le Ponchon des Îles
Située à 16 kilomètres de la pointe est de l’archipel des îles de la Madeleine, l’île Brion est la plus éloignée des îles du golfe, après le Rocher-aux-Oiseaux.
L’île Brion mesure environ 7,5 kilomètres de long et possède une largeur de 1,6 kilomètres. Les trois quarts de sa superficie sont couverts de forêts, alors que le reste du territoire se compose de marais salants et d’eau douce, d’un littoral rocheux et de plages sablonneuses.
Perdue dans les confins du golfe du Saint-Laurent, l’île Brion a connu quelques tentatives de colonisation. Entre 1850 et 1972, plusieurs personnes se sont établies sur l’île, en permanence ou temporairement. En fait, les 130 années d'occupation de l’île Brion se divisent en deux périodes.
De 1850 à 1907, l’île devient prospère. La famille Dingwell, sous le règne de William, acquiert, en 1895, les droits de l’Écossais James White, premier propriétaire de l’île Brion. En 1878, une cinquantaine de personnes, réparties dans cinq maisons, étaient recensées, ce qui représente la plus forte densité démographique de l’histoire de Brion.
La seconde période d’occupation débute en 1904 avec la construction du phare. Cette période s’amorce aussi avec le décès de William Dingwell, en 1907. L’année suivante, son frère, Townsend, prend la relève. Son règne prendra fin avec son décès en 1940.
En 1953, l’île deviendra la propriété de la coopérative « L'escouade des pêcheurs de Fatima ». Entre 1954 et 1970, de nouvelles installations de pêche y seront construites. En 1972, le phare est automatisé, ce qui marque la fin de l’occupation permanente de Brion.
La réserve écologique de l’île Brion abrite des populations significatives de plusieurs espèces d’oiseaux marins. En tout, 150 espèces d’oiseaux ont été observées et 80 d’entre elles ont été identifiées comme espèces nicheuses.
Parmi celles-ci, on retrouve le fou de Bassan, un oiseau migrateur qui profite de la saison estivale pour visiter certaines îles du golfe du Saint-Laurent et de la baie des Chaleurs.
Les gardiens de la mémoire
Les gardiens de la mémoire
Construit en 1904, le phare de l’île Brion a été allumé pour la première fois en 1905. Plusieurs gardiens de phare se sont succédé avant son automatisation en 1972. Aujourd’hui, il est toujours en opération et demeure, avec celui du Rocher-aux-Oiseaux, la première lumière à être aperçue par les navigateurs lors de leur entrée dans les eaux du golfe.
Le Rocher-aux-Oiseaux est situé à environ 32 kilomètres au nord-est de l’archipel des îles de la Madeleine. Ce rocher de grès émerge de la mer au milieu du golfe du Saint-Laurent. C'est un plateau élevé dont les falaises atteignent 30 mètres de hauteur.
On y retrouve un phare et trois bâtiments qui lui sont associés. Les deux tiers de l’île sont couverts d’herbe, alors que le reste se compose de rochers dénudés. On peut rejoindre le Rocher-aux-Oiseaux en hélicoptère ou à bord d’un bateau à partir du port de Grosse-Île, mais son accès est limité.
© PVP interactif / Les Productions Vic Pelletier inc. Tous droits réservés